L’éditorial de La Nouvelle Expression : A monsieur le Président, Mohamed Abdel Aziz

L’éditorial de La Nouvelle Expression : A monsieur le Président, Mohamed Abdel AzizC’est avec un intérêt particulier, Monsieur le Président, que je vous écris directement par le biais de cet éditorial.

La substance de mon écrit est pour moi, certainement sans être exhaustif, la somme des faits qui vous ont transformé ou révélé votre autre personnalité. Autre personnalité de cet homme qui se fait nommer « Le Président des pauvre » venus remettre de l’ordre dans un pays à terre.
Continuer la lecture

1er Juillet 2008 : Le gouvernement de Yahya Ould Ahmed Waghf est informé du dépôt d’une motion de censure à l’Assemblée

Le 1er Juillet 2008, « les députés sont convoqués pour vérification d’usage quant à l’authenticité de leur signature et le président de l’Assemblée [i] a écrit au gouvernement pour l’informer officiellement du dépôt de la motion ». La veille, en effet, a été déposée une motion de censure au gouvernement formé par Yahya Ould Ahmed Waghf [ii]. Le Premier ministre, homme de confiance du président de la République, à la campagne électorale de qui il a participé quoique sans véritable connaissance mutuelle antérieurement, a fait ses preuves… en accomplissant deux missions décisives. Organiser la majorité présidentielle qui – initialement – n’avait pas de référence puisque sa plus grande part est le fait d’élus « indépendants » comme l’a été le président lui-même. Préparer les concertations au sujet des réfugiés et à celui du passif humanitaire. A l’automne de 2007, c’est incontestablement acquis, et la nouvelle discipline parlementaire s’est éprouvée positivement pendant les débats et pour le vote de la loi incriminant désormais les pratiques esclavagistes [iii]. Continuer la lecture

Le discours de Néma: Entre la falsification de l’opposition et l’ambition de la majorité

Le 03 mai 2016, Son Excellence le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a prononcé un discours devant des milliers de citoyens massés dans l’une des places de la ville de Néma, lequel discours a été très vite délibérément falsifié par les dirigeants de l’opposition qui l’ont encadré dans la polarité politique caractérisant la scène politique générale de notre pays depuis un certain temps.

A la lumière de cette falsification et des retombées qui marquent au niveau national le discours politique circulant aujourd’hui parmi l’élite, nous avons décidé de faire quelques remarques, en soulignant le contexte général ayant fondé cette falsification et les réponses qu’elle a suscitées.

Continuer la lecture

Biram Dah Abeid, militant abolitionniste : « Les noirs de Mauritanie ressentent une indifférence des Etats africains à leur sort »

Biram Dah Abeid, militant abolitionniste : « Les noirs de Mauritanie ressentent une indifférence des Etats africains à leur sort »Droits Humains – Lauréat du Prix des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et de plusieurs autres distinctions à travers le monde pour son combat en faveur des noirs en Mauritanie, Biram Dah Abeid dénonce le silence de l’Union Africaine au sujet du sort de la communauté noire dans son pays.
Continuer la lecture

Mauritanie : le gouvernement failli à ses engagements pour la liberté d’expression

Mauritanie : le gouvernement failli à ses engagements pour la liberté d’expressionLes Mauritanies – La liberté d’expression de manière générale étant un pilier indispensable pour bâtir une démocratie dans un pays, doit être respectée. C’est cette liberté d’opinion et d’expression dont le gouvernement mauritanien a mis ses principes et son corpus juridique dans les oubliettes, que l’observatoire national pour la liberté d’expression veut dénoncer. Continuer la lecture

Vidéo : l’ancien wali Vall Messaoud distribue une note très salée à Aziz par rapport à sa gestion du pays

Vidéo : l’ancien wali Vall Messaoud distribue une note très salée à Aziz par rapport à sa gestion du paysMardi soir, sur la télévision privée Chinguit TV, l’ancien wali Ahmedou Vall Messaoud a distribué une note très salée au président Ould Abdel Aziz par rapport à sa gestion du pays, qu’il dirige depuis 2009, à la suite d’un coup d’Etat contre Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.
Continuer la lecture

Les amendements constitutionnels: lecture du contexte et du contenu/par Dr. Hamed Ould BOUBACAR CIRE

I.  Contexte général

1.  Le contexte historique

La fin du XVème siècle et le début du XVIème siècle a connu d’importants changements au niveau mondial dont l’effet a rapidement touché les quatre coins du monde.

La dynamique générale qui a caractérisé l’évolution des sociétés européennes d’alors conduisit à ce que nous appelons la renaissance européenne.
Continuer la lecture

Mauritanie : « notre monnaie s’est dépréciée de 300% par rapport au Franc CFA » (Economiste mauritanien)

14-07-2017Deutsche Welle

De plus en plus de voix s’élèvent pour demander le retrait des pays africains de la zone Franc CFA. Certains économistes et chef d’Etats africains considèrent que le Franc CFA est un frein au développement économique.

Si ce scénario se réalisait, les conséquences pourraient être perçues sous plusieurs formes. Pour Demba Moussa Dembele, économiste sénégalais, un des auteurs du livre « Sortir l’Afrique de la servitude monétaire, à qui profite le FCFA ? – il y a certes un prix à payer pour obtenir sa liberté. Continuer la lecture

La Mauritanie, à l’heure de la désintermédiation bancaire de l’emprunt

18 July, 2017 – Maître Taleb Khyar ould Mohamed Mouloud

La Mauritanie est un pays à économie d’endettement, comme d’ailleurs la plupart des pays du globe, à l’exception de ceux qui abritent des places financières de renom. Or, dans les pays à économie d’endettement, la désintermédiation bancaire de l’emprunt révèle de manière mécanique l’absence des banques dans le financement de l’économie réelle, bien qu’il s’agisse de la première de leurs missions. Au-delà de cette incurie de l’industrie bancaire, la cohabitation entre une économie d’endettement et  la  désintermédiation de l’emprunt conduit à la dégradation du tissu entrepreneurial qui  se poursuivra  aussi longtemps que n’aura pas été mis en place un marché de capitaux, capable de drainer l’épargne en quantité et en qualité, et d’en assurer la redistribution aux investisseurs , conformément aux mécanismes boursiers de fixation des prix.  L’emprunt est en effet  au centre de la performance entrepreneuriale ; on ne peut pas imaginer qu’une entreprise puisse se passer de l’emprunt  considéré de manière unanime par les financiers comme le facteur le plus moteur de la croissance interne des sociétés commerciales, bien plus que l’augmentation de capital, les subventions publiques ou autres produits exceptionnels.

Continuer la lecture