Archives pour la catégorie Articles

De la question linguistique en Mauritanie

L’incident survenu à l’assemblée nationale qui a impliqué le député Mohamed BouyeOuld Mohamed Fadel enjoignant au ministre de l’Économie Kane Mamadou Ousmane de s’exprimer en langue nationale a remis sur la table un problème auquel la Mauritanie fait face depuis son accession à l’indépendance, celui du statut des langues. Le député protestait contre l’usage du français dans l’hémicycle dans le cadre du boycott de la France et de sa langue consécutif aux caricatures blasphématoires du Prophète Mohamed PSL.

Il est temps, après 60 années d’indépendance, l’âge de la maturité de regarder le problème avec sérénité, de dépassionner les débats et d’éviter les excès et les distorsions qui polluent Lire la suite

J’écris en français… /par Dr Isselkou Ahmed IzidBih

J’ai longtemps hésité à intervenir directement dans ce sempiternel débat linguistique dans mon pays, pour une raison toute simple: l’absence de “termes de référence”… En effet, à quoi bon débattre “dans le vide” ou si c’est pour nourrir une querelle de chapelles, sans finalité constructive. J’ai donc attendu le “creux de la vague” en la matière, au plus loin de la surenchère populiste, pour m’exprimer. Lire la suite

Avertissement citoyen

Tout observateur des inconstances et aléas de la politique en Mauritanie, finit par constater le triomphe, sans gloire du nomadisme, cet instinct de survie sur une terre, où les pouvoirs  connaissent des mutations comparables aux fluctuations du climat. Le même spectateur discernera que l’opportunité a été offerte, au président de la République Mohamed Mohamd Cheikh Alghazouani et son gouvernement, de franchir des pas décisifs vers une voie de salut, autre que les errements, hasardeux, en vigueur depuis des décennies. Lire la suite

Connaissez-vous Ghazouani ? Elucidation d’une énigme

Connaissez-vous Ghazouani ? Elucidation d’une énigmeJusqu’à peu de temps avant les élections, Ghazouani se complaisait dans la stature d’un homme de l’ombre qui préfère rester isolé tout en jouant, a minima, le rôle de dauphin de Ould Abdel Aziz. Ce statut incertain l’obligeait à ne pas trop s’éloigner du feu des projecteurs.

Aussi, à l’instar de feu Ely Ould Mohamed Vall durant la période Ould Taya, Ghazouani avait eu à éteindre de nombreux incendies durant les deux mandats de son prédécesseur : il en allait de la « balle amie » lors du coup de feu de Tweyla, ainsi que des récriminations de nombreuses personnalités et groupes, quand ils se plaignaient de la désinvolture de Aziz à leur égard, de ses décisions à l’emporte-pièce et de son appétence au sarcasme et à l’irrespect. Lire la suite

Afrique de l’Ouest, le grand recul démocratique

Au cours des dernières années, dans presque tous les pays d’Afrique de l’Ouest s’est opéré un net recul démocratique qui a connu son acmé lors des récentes élections.

Un article de Leslie Varenne, journaliste d’investigation, est directrice de l’IVERIS (Institut de Veille et d’Etude des Relations Internationales et Stratégiques). *Source : IVERIS

Ce retour à une forme d’autocratie présente de lourdes menaces sécuritaires et paralyse le nécessaire développement. Il est toujours difficile de généraliser une problématique à un ensemble de pays quand chacun d’eux a son histoire et ses spécificités propres. Il est aussi délicat d’évoquer une régression démocratique dans certains États comme le Togo, la Côte d’Ivoire ou la Guinée Conakry, qui n’ont jamais connu d’élections pacifiques et transparentes dans leur histoire. Lire la suite