Archives pour la catégorie Articles

« Le terrorisme au Sahel, conséquence de la prévarication érigée en mode de gouvernance »

18-08-2017Le Monde Afrique

Lorsque les médias parlent du Sahel, c’est pour évoquer la menace terroriste sous toutes ses formes – une menace bien réelle, comme l’ont récemment montré l’attentat à Ouagadougou, le 13 août, ou les attaques contre les Nations unies au Mali, le lendemain.

C’est également le cas pour les autorités françaises, qui communiquent abondamment sur le sujet afin de vanter et de justifier le déploiement de l’opération militaire « Barkhane » dans la bande sahélo-saharienne (BSS en langage militaire). Or le sujet central du Sahel n’est pas celui-là. Lire la suite

Égalité devant l’héritage : le débat enfle en Tunisie, les religieux s’en mêlent

18-08-2017France24

La polémique enfle en Tunisie après l’appel du président Béji Caïd Essebsi à revoir la question de l’égalité devant l’héritage et celle du mariage avec un non-musulman. Un pas pour le droit des femmes qui rencontre de nombreuses oppositions.

La volonté affichée du président Béji Caïd Essebsi de franchir un cap supplémentaire vers l’instauration d’une égalité totale entre les hommes et les femmes en Tunisie se heurte depuis quelques jours à de nombreuses oppositions. Au sein même du pays, dans les milieux conservateurs, et par-delà ses frontières, puisque le débat a entraîné la réaction de la grande mosquée Al-Azhar du Caire, reconnue comme la plus haute autorité de l’islam sunnite. Lire la suite

Mekfoula Mint Brahim : « En matière des droits de la femme, la Tunisie évolue, la Mauritanie recule »

Mekfoula Mint Brahim : Commentant les instructions du Président de la Tunisie, proposant d’ouvrir un débat sur l’égalité des sexes, en matière d’héritage et demandant au gouvernement de retirer une circulaire empêchant le mariage des Tunisiennes musulmanes avec des non-musulmans, la blogueuse Mekfoula Mint Brahim a écrit :

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La Mauritanie à l’heure des aveux : Esclavage et racisme, sous la façade de la modernité

La Mauritanie à l’heure des aveux : Esclavage et racisme, sous la façade de la modernitéI. Les protagonistes

Mohamed Abidine Ould Mrabih : cousin et proche du chef de l’Etat, secrétaire fédéral de l’Union pour la république (Upr, parti au pouvoir), dans la région d’Inchiri ; il révélait et dénonçait, dans un article de presse, les pots de vin présumés de dizaines de millions d’ouguiyas, que lui-même et son mentor-président avaient consentis au Sénateur Cheikh Ould Mohamd Eznagui, pour en acheter le vote lors de la destitution de l’ancien Président de la république, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, peu avant août 2008. Lire la suite

1er. 22 Août 2007 : État de droit, démocratie, concours internationaux : Il y a juste dix ans, les débuts au pouvoir du président Sidi Mohamed Oud Cheikh Abdallah

Pour situer les débuts d’une nouvelle période dans le régime né d’un coup militaire – le 6 Août 2008 – et dont les caractères autoritaires sont renforcés par le référendum du 5 Août 2017, ce qu’il se vivait il y a dix et neuf ans parle clairement. Ma source principale est l’Agence France Presse, puisque dans la semaine du putsch, les dépêches lui étant antérieures, sont devenues inaccessibles, à partir du site de l’Agence Mauritanienne d’Information. L’Histoire falsifiée ou occultée pour changer le drapeau national, l’Histoire immédiate – celle d’une dictature – interdite de tout précédent et de toute cause.     BFF Lire la suite

Aioun : Corruption, esclavage et torture

Aioun : Corruption, esclavage et torture Le 24 juillet 2017, le commissariat de la police d’Aioun interpelle deux jeunes individus :

El Heiba Ould Cheikh Bouya (un militaire révoqué depuis juin 2017 pour troubles mentaux) et Brahim Ould Meissara sur la base d’une accusation de vol d’un montant de 10.600 UM de la part d’un commerçant de la ville. Selon les déclarations d’El Moustapha Ould Cheikh Bouya, le frère d’El Heiba, les deux présumés coupables auraient été sauvagement torturés par la police pour leur extorquer des aveux. Lire la suite

Mauritanie: vers une radicalisation du régime de Ould Abdel Aziz

Mauritanie: vers une radicalisation du régime de Ould Abdel Aziz Des milieux proches de l’opposition mauritanienne nourrissent la crainte d’une radicalisation du régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz après le référendum du samedi 5 août 2017, suite à l’arrestation de du sénateur Mohamed Ould Ghadda.

Après le référendum constitutionnel organisé en Mauritanie le samedi 5 août dernier, des milieux proches de l’opposition et même des organisations de la société civile, craignent une radicalisation et un tour de vis contre les libertés collectives et individuelles de la part du régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Lire la suite

Mauritanie: naissance d’un nouveau mouvement d’opposition au sein de la diaspora

Mauritanie: naissance d'un nouveau mouvement d'opposition au sein de la diaspora  Le référendum constitutionnel organisé le 5 août dernier, sur la base de l’article 38 de la loi fondamentale, une disposition controversée, avec pour conséquences la suppression du Sénat, la création de conseils régionaux, la modification du drapeau (etc.), mais aussi plusieurs non-dits, cristallise et amplifie la contestation contre le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz.

C’est dans cet élan général qu’il faut ranger la naissance la semaine dernière, d’un nouveau mouvement au sein de la diaspora. Evénement qui a échappé à la presse et aux analystes politiques. Lire la suite

CEDEAO-Mauritanie : union scellée, malgré la réserve des chefs d’Etat

CEDEAO-Mauritanie : union scellée, malgré la réserve des chefs d’Etat La Mauritanie et la CEDEAO ont officiellement signé mercredi dernier à Lomé, l’accord d’association conclu en mai dernier entre les deux parties.

En juin dernier pourtant à Monrovia, les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation communautaire avaient refusé de valider la requête mauritanienne qui a été invitée à introduire plutôt une demande de réadmission au sein de l’organisation qu’elle avait quittée en 2000. Lire la suite

POURQUOI L’AFRIQUE NOIRE A L’IMPERIEUX DEVOIR DE S’EXTIRPER DE L’ORDRE FACHO-TERRORISTE NEGRIER DE LA PRETENDUE INSTITUTION MONETAIRE FRANÇAISE DITE ZONE C.F.A.

Par BWEMBA – BONG

SAMORY (CESAM)

Groupe de Réflexion sur la Culture Africaine

pour la Renaissance du Peuple Noir

A la Conférence d’Addis-Abeba en Ethiopie en mai 1963, à l’occasion de la Fondation de l’Organisation de l’Unité Africaine (O.U.A.) en mai 1963, le Président Kwame N’Krumah déclara au sujet de la monnaie : « Il est important de rappeler qu’un financement et un développement indépendants sont irréalisables sans une monnaie indépendante. Un système monétaire qui est soutenu par les ressources d’un Etat étranger est ipso facto subordonné aux arrangements commerciaux et financiers de ce pays étranger ». En effet, cette évidence soulevée par le regretté Président Nkrumah, se vérifia à propos de la zone C.F.A., à l’occasion de la crise entre la Guinée de Sékou Touré et la France, dont un membre des services secrets avouait froidement : « Dans les semaines suivant le « non », Sékou Touré pouvait encore être récupéré. Albert nous bombarde de rapports pour nous signaler que le leader guinéen guette le moindre signe de dégel. Mais De Gaulle a décidé de se montrer intraitable et confie à ses intimes :

Sékou Touré, je le veux à plat ventre… Lire la suite