Archives pour la catégorie Témoignages

Gestation de l’Etat mauritanien : Le Congrès d’Aleg, mai 1958 / Yahya ould Abdi

Yahya O. Abdi témoigne : Gestation de l’Etat mauritanien, En réponse à l’initiative de l’Agence Mauritanienne d’Information de célébrer le Congrès fondateur d’Aleg, en commémorant le 60e anniversaire de la fête de l’indépendance nationale du glorieux 28 novembre et en valorisant tous les efforts visant à consolider l’unité nationale sacrée, Lire la suite

Témoignage : une chance que la Mauritanie n’a pas pu saisir

Le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi nous a quittés ce Dimanche 22 novembre 2020. Son fils Ahmed auprès duquel je m’informais sur les circonstances de son décès me répondit : « Il est parti comme il a vécu, avec élégance ».

J’ai retenu cette formule pour sa perspicacité car l’homme était effectivement d’une grande élégance. L’élégance quand elle se combine au charisme dotent la personne d’une faculté de séduction parfois irrésistible. C’est probablement ce phénomène qui a amené le Président Moncef Marzouki à dire : Lire la suite

Souvenirs de Moustapha Bedreddine (I-II-III) /Par Mohamed Yehdih O. Breideleil

Dans les temps passés, lorsqu’un saint homme disparaissait les hommes étaient frappés de terreur. Ces saints vivant parmi les vivants n’empêchaient pas la mort, mais étaient sensés éviter ce qui est pire qu’une mort individuelle: la disparition  de groupes entiers ou la déchéance de toute une société, la mort morale.

​Souvent le désarroi et l’inquiétude de ce qui pourrait advenir menaient à la perte de sens, du goût même de la vie. On dit que l’un des hommes les plus avertis, non seulement de son temps, mais de toute l’histoire du grand désert saharien, Cheikh Sidi Mohamed O. Cheikh Sidya, à la mort de son père demanda à Dieu de ne pas le faire vivre Lire la suite

Mauritanie: la position de la société civile face à l’affaire des biens mal acquis

Vidéo. Mauritanie: la position de la société civile face à l’affaire des biens mal acquisLa société civile mauritanienne estime que l’immense patrimoine dérobé par les responsables publics sous le régime de l’ancien président Ould Abdel Aziz appartient de plein droit au peuple. Témoignages.

Depuis plus de 70 jours, la Mauritanie vit au rythme d’une enquête préliminaire ouverte sur instruction du parquet anticorruption et menée par la police chargée de la répression des infractions à caractère économique et financier. Ce, suite à la transmission à la justice d’un rapport sur la décennie de gouvernance de Mohamed Ould Abdel Aziz (2008/2019) établi par des députés.

Au «pays du million de poètes» qui souffre d’une gouvernance affairiste depuis plus 42 ans, Lire la suite

La Mederdra de mon enfance (suite et fin)/Par Mohamed Abdallahi Bezeid

Non loin de là il y avait la modeste demeure de Dah Ould Madiguéne, un brave homme chez qui j’ai pris souvent du thé en compagnie d’un autre ami d’enfance Moloud Ould Dah qui a rejoint la cour des comptes.
A quelques centaines de mètres d’El Marrakchi vivait, presque en marge de la société, une dame répondant au nom de Bassine et à laquelle la population prêtait des pouvoirs surnaturels.
Il y avait enfin les commerces modestes, ceux d’Ahmedal Ould Babeddina, de Baba Ould Cheikh,  de Kheiratt  et les petites échoppes  tenues par mes défunts cousins : Mohamed Abdel Hay ould Nih (Nahay), Mohamed Lemine O. Béchar, Ammi ould Moutali, Lire la suite

Bazeid, Mederdra, une enfance de souvenirs

La Mederdra de mon enfance

Bazeid Mohamed Abdallahi est l’une des grandes plumes de la presse et surtout de Radio Mauritanie. Sa voix s’écoute partout sur le territoire national. Nous vous faisons découvrir une série de ses textes succulents. Avec La Mederdra de mon enfance, il use d’un grand exercice de mémoire. Et nous offre l’image d’une certaine Mauritanie où tout le monde est ami à tout le monde, les lieux de mémoires des patrimoines communs. 

A lire, entre confessions, rires et recherche de repères !

Que les anciens amis, ou familles qui se reconnaîtront, n’hésitent pas à réagir : nous transmettrons !

 

Du temps où j’y fréquentais l’Ecole Folantant, au début des années soixante du siècle dernier, Mederdra était une petite bourgade paisible où il faisait bon vivre. Enserrée entre de grandes fourrières, des périmètres boisés soigneusement protégés par des fils barbelés, elle s’étirait du nord au sud sur une colline de moyenne altitude. Côté nord, il y avait Lire la suite

Mreiba nebghih, Mreiba Nebghih Wel ma yesma’ koun eb wedhneih

Lorsqu’elle vit son frère venir suivi de l’un de ses esclaves sur un âne, Ramla eut un terrible préssentiment, mais elle continua d’allaiter le bébé. Mreiba était devant la tente et s’affairait à donner le fourrage au petit troupeau qu’il s’était constitué.
– Mreiba, cria Kaber de sa voix sèche.
Mreiba se retourna et reconnut son maître.
– Oui maître
Il se dirigea vers lui d’un pas alerte. En entendant la voix de son frère, Ramla eut un haut-le-corps. A la vue de la Mas 36, Mreiba ralentit, puis s’arrêta net en voyant l’expression rageuse de son maître, mais il ne fit rien pour tenter de fuir, au contraire, il soutint fermement son regard.
– Nooooon, hurla Ramla qui s’élança comme une tigresse pour s’interposer entre les deux Lire la suite

Le chien aboie la caravane passe

La dernière tentative de distribution de vivres dans la Commune de N’Diago a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Cela m’amène à éclairer les hommes et femmes de bonne foi sur les tenants et aboutissants de cette affaire. De quoi s’agit-il en réalité ? La veille de l’arrivée de la caravane en question à N’Diago, une cérémonie avait eu lieu à Keur Macène, en présence des représentants des autorités locales, ainsi que des maires des deux communes de Keur Macène et M’Balal. Seules les autorités de N’Diago et les représentants de sa commune étaient absents. Au cours de cette cérémonie, il a été décidé de procéder à des distributions de vivres dans toute la Mooughataa. Le coup d’envoi de l’opération a été donné par le Hakem en personne, preuve que l’opération était placée sous la supervision de l’administration départementale, sans qu’une partie de cette administration, en l’occurre