Mauritanie : Porter la cravate Noire et la chemise blanche c’est désormais un délit. Que reste-t-il de nos libertés ?

 Mauritanie : Porter la cravate Noire et la chemise blanche c’est désormais un délit. Que reste-t-il de nos libertés ? OCVIDH – Le vendredi 07 juillet à Nouakchott, une conférence avait été initiée par le FNDU, le front de l’opposition contre les amendements constitutionnels souhaités unilatéralement par le Général Putschiste Mohamed Ould Abdel Aziz.


A cette rencontre combien de fois stimulante et nécessaire pour une opposition souvent déchirée, cette fois ci, c’était une aubaine pour magnifier le pouvoir autoritaire et inciter à une très grande prise de conscience nationale face au défi et la taille du tripatouillage en cours en Mauritanie.

Ainsi donc, des hommes en cravates noires et chemises blanches, pacifiquement sans le moindre désordre, de simples citoyens, avaient le seul tort d’être des militants abolitionnistes du mouvement de Biram Ould Dah Ould Abed, à qui on refusait catégoriquement l’accès à la conférence et cela a été émaillé d’une très grande altercation avec la police ou la chasse à la sorcière continue jusqu’à ce jour à Nouakchott.

Encore une fois cela explique la dangeriosité de la situation que vivent les Mauritaniens ou les délits sont désormais possibles avec notre simple habillement.

Comment peut-on sur la base d’un comportement vestimentaire normal ?, qui ne heurte ni les esprits, et qui n’est ni contraire à la morale et à la religion, se retrouver humilier, insulter, brutaliser et empêcher d’accès à une conférence autorisée et hautement sécurisée par les forces de l’ordre pour ne pas dire du désordre.

Nous assistons méthodiquement au péril de notre existence même dans ce pays et les actes répressifs qui se multiplient avec leur lot de déshumanisation et de lourdes conséquences sur la vie et l’avenir du pays gagnent des proportions alarmantes.

Nous assistons dans une vraie impuissance ou indifférence inadmissible, aux atteintes graves à nos libertés, tout en caressant certains collaborateurs, nos frères, nos amis sans scrupules parmi nous, ceux qui gravitent autour d’un hypothétique gâteau. Il est alors ou le patriotisme ? d’ou mon appel de les demasquer rapidement et de les considerer comme de véritables traitres à la nation arc en ciel.

Le sénateur Ghada et le sénateur Youssouf Sylla viennent de donner une belle leçon de courage à notre classe politique, aux intellectuels et l’ensemble de société civile Mauritanienne.

Il ne sert à plus rien de penser à la politique du ventre, à se soumettre au diktat d’un général peu soucieux de l’intérêt national et il ne servira plus rien que tout ce beau monde assez intelligent ne soit du bon côté de l’histoire, que l’on soit membres de la CENI, Officiers de l’armée , fonctionnaires, Maires des villes, députés , professeurs, universitaires , Dockers, manœuvres, commerçants, étudiants , paysans, etc…. ne nous laissons pas faire et arrentons de comploter contre nous-mêmes , contre l’évolution du pays, contre son progrès, l’histoire pourra nous juger, l’héritage pourrait peser lourdement sur nos têtes.

Alors prenons notre courage disons catégoriquement non avec fermeté à ces magouilles et mensonges grotesques et aux conséquences irréparables. On est musulman ou on ne l’est pas .Le pain appartient à Allah donc arrêtez de mettre des préalables à vos agissements quand il s’agit de sauver la Mauritanie au détriment de vos intêrets personnels.

Je m’insurge contre tout Mauritanien qui ne comprendrait point que l’intérêt national prime sur nos égo et notre souci du quotidien qui est l’alimentaire que l’on peut avoir avec les productions locales de nos terres sans se rabaisser ni se prostituer à un pouvoir moribond. Faut il encore se battre pour ses terres? une autre question et une autre source de mobilisation et de vigilance accrue.

Cheikhna Diaguily Tandia
15 Juillet 2017