Archives pour la catégorie Textes juridiques & Témoignages

La Mauritanie devient le deuxième pays africain à s’engager pour mettre fin à l’esclavage moderne

La Mauritanie devient le deuxième pays africain à s’engager pour mettre fin à l’esclavage moderne

La Mauritanie a ratifié le Protocole de 2014 relatif à la convention de 1930 sur le travail forcé, renforçant ainsi le mouvement mondial contre le travail forcé sous toutes ses formes, y compris la traite des êtres humains.

La Mauritanie rejoint leNiger, la Norvège et leRoyaume-Uni parmi les premiers Etats à s’engager officiellement pour mettre en œuvre le Protocole.  Lire la suite

Jean-Baptiste LABAT, un négrophobe tortionnaire aux Antilles

C’était au milieu des années 1690, aux Antilles où sévissait un prêtre chrétien négrophobe, particulièrement sadique. Outre les sévices corporels atroces dont il s’enorgueillissait de l’expertise, ce tortionnaire de LABAT anéantissait mentalement les captifs africains les plus compétents en matière spirituelle ; leur compétence étant vécue par ce criminel comme une concurrence déloyale aux plaisanteries chrétiennes dont Labat faisait un très riche commerce aux colonies .

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Lettres de Louis HUNKANRIN, exilé de force, sur l’esclavage en Mauritanie

Les Maures considèrent les Noirs, en général, comme des captifs. Mais les Noirs qu’ils ont pu jusqu’ici capturer et réussi à mettre sous leur Joug sont, en particulier, les indigènes du Soudan et du Sénégal, ces Colonies étant à proximité de la Mauritanie et se trouvant aliéné être les greniers où ils vont, tous les ans, s’approvisionner en vivre dont leur pays désert est dépourvu et en captifs dont ils ont besoin pour leurs divers travaux, considérant eux-mêmes tout travail comme un déshonneur. Lire la suite

L’Etat mauritanien et le racisme anti-haratine (décembre 2004)

Dans ce texte, nous tenterons d’analyser la représention haratine dans l’échiquier politique

mauritanien. Du fait de l’esclavage,   cette catégorie a toujours était exclue de l’exercice du pouvoir économique, politique etc.

 Il faut attendre le régime de Haïdallah (1980-1984) pour  voir le premier Hartani nommé comme gouverneur de région. A partir du coup d’Etat de Maawiya du 12 décembre 1984, on assiste à la nommination du premier hartini ministre. Aujourd’hui, il y a même un premier ministre haratine. Notons qu’il s’agit d’un hartani qui se réclame du parti Baath et par conséquent considère que les haratine sont des arabes. Or les arabes de Mauritanie, qu’il s’agisse des autorités, de ceux issus de certains  partis politiques ou de la population maure elle-même nient la persistance de pratiques  esclavagistes pour leurrer l’opinion internationale.

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La diplomatie mauritanienne et l’esclavage

La diplomatie mauritanienne et l’esclavage

En l’an 2002, au Canada, l’Ambassadeur de Mauritanie, dans ce pays, Abderrahim Ould

Hadrami, a été accusé par les autorités canadiennes de pratiques esclavagistes.

En rejoignant son poste d’ambassadeur, Abderrahim Ould Hadrami et sa famille, étaient

accompagnées d’une très jeune Hartania (esclave).

Traditionnellement une femme berbère ou arabe ( ici il s’agit d’une berbère ) doit avoir une

esclave. Malgré sa jeunesse, la petite Hartania faisait tous les travaux de la maison : cuisine

(méchoui et thé), nettoyage de la résidence, faisait manger et coucher les petits enfants.

Elle dormait dans la cuisine à 2 heures du matin. Puis à 6 heures, elle était debout pour

préparer les enfants de l’Ambassadeur à aller à l’école. Elle les dépose et revient à la

résidence continuer le travail incessant.

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Nouakchott (9 novembre 1999)

Nous, soussignés,

  • Agissant en notre qualité de citoyens, même si cette affirmation pouvait prêter à juste

titre à rire et à pleurer,

  • Préoccupés, voire traumatisés par le devenir de notre pays (la Mauritanie) que nous

persistons, malgré tout, à considérer le nôtre tout comme nous persistons à nous y

accrocher avec beaucoup de conviction et, mieux encore, à y croire, devenir rendu de

plus en plus aléatoire en tant que les notions de paix, de justice, d’unité et de solidarité

y semblent tragiquement absentes comme nous l’allons démontrer ;

  • Soucieux par ailleurs de faire entendre notre voix et à travers nous la voix de tous

ceux qui, comme nous, sont encore en cette aube du XXIe siècle à se demander s’ils font

réellement partie de l’espèce humaine eu égard à l’injustice, à l’oppression et à l’exclusion

dont ils font l’objet, toujours au vu et au su des Institutions de la république pourtant

censées les protéger, et dont ils sont jusqu’ici les victimes soumises et passives.

avons l’honneur et le triste privilège, de crier à la face de l’opinion nationale

mauritanienne, publique et privée. à travers des faits récits, donc vérifiables sur le

terrain et même parfois à travers les stigmates de nos corps supliciés notre révolte notre

indignation et notre ras-le-bol d’une situation qui fait de nous des citoyens de seconde zone

pour cela seul que nous soyons des haratines.

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La Déclaration Universelle du 10 décembre 1948

DECLARATION UNIVERSELLE
DES DROITS DE L’HOMME
DU 10 DECEMBRE 1948

Préambule

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme.

Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.

Considérant qu’il est essentiel d’encourager le développement de relations amicales entre nations.

Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.

Considérant que les Etats Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.

L’Assemblée Générale proclame la présente Déclaration universelle des droits de l’homme comme l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations afin que tous les individus et tous les organes de la société, ayant cette Déclaration constamment à l’esprit, s’efforcent, par l’enseignement et l’éducation, de développer le respect de ces droits et libertés et d’en assurer, par des mesures progressives d’ordre national et international, la reconnaissance et l’application Universelles et effectives, tant parmi les populations des Etats Membres eux-Mêmes que parmi celles des territoires placés sous leur juridiction.

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Circulaire en date du 16 mai 1966 à caractère confidentiel

CONFIDENTIEL  Le 16 mai 1966

LE GARDE DES SCEAUX

MINISTRE DE LA JUSTICE ET DE L’INTERIEUR

A Monsieur le Délégué du Gouvernement

à  PORT-ETIENNE ;

                                                                                            MM. les Commandants de Cercle ;

                                  MM. les Chefs de Subdivision.

Objet : Disparition de l’esclavage

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