Marième Cheikh, activiste abolitionniste victime de la loi sur la discrimination
Selon un communiqué du mouvement antiesclavagiste (IRA) c’est au nom de la Loi 2018-023 portant incrimination de la discrimination du 18 juin 2018 que les autorités sécuritaires mauritaniennes auraient procédé, lundi 13 avril 2020 aux environs de 16 h, à l’arrestation de Marième Mint Cheikh, activiste de ce mouvement.
« Cette loi a été spécialement conçue pour bâillonner les activistes des droits de l’homme, notamment ceux du mouvement IRA, ainsi que la majorité haratine persécutée, pour les empêcher de dénoncer les injustices d’un système raciste et suprématiste » soutient-on au sein de ce mouvement. Continuer la lecture
La commission d’enquête parlementaire convoque pour la première fois une dame
La commission d’enquête parlementaire a convoqué Madame Aghlana Mint Al-Gharrabi pour être entendue, dans le dossier de la faillite de la Société nationale d’importation et d’exportation (Sonimex), devenant ainsi la première femme convoquée par la commission qui a déjà écouté des dizaines de fonctionnaires.
Mint Al-Gharrabi a été convoquée pour l’écouter sur son rôle, dans un accord que la société a signé avec « Adel Hussein Badawi », qui s’est présenté comme un « homme d’affaires saoudien d’origine soudanaise ». Continuer la lecture
[Libre Expression] Histoire environnementale en Mauritanie et maximes saisonnières traditionnelles
En ces moments de confinement et de COVID 19, il faudrait réfléchir d’abord sur soi même, la société et son environnement. Tous nos yeux sont rivés actuellement, sur la santé et les conseils sanitaires qui déterminent, aujourd’hui en Mauritanie, notre rythme de vie, nos libertés et dans une moindre mesure, les réaménagements à porter même, à nos pratiques religieuses. Continuer la lecture L’OMS dément des allégations au sujet d’un « exemple mauritanien »

Le bureau pays de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) « dément catégoriquement les fausses informations et propos véhiculés par certains médias électroniques, sous forme d’articles et vidéos, attribués au Directeur Général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Gebreyesus invitant les autres pays « à se ressaisir et à suivre l’exemple de la Mauritanie » dans le domaine de la lutte contre le coronavirus (COVID-19). Continuer la lecture
Guidimakha : Appel au désenclavement
Calam(ités) | El Kory Sneiba
Communication GALHAUBAN FEDDE et Partenaires : Appel pour la libération de l’activiste Meriam Cheikh !
Coronavirus : Et si on relisait la « Peste » ?
Mariem Mint Cheikh arrêtée à Nouakchott : La loi anti-discrimination de 2018 à nouveau sur la sellette
Le 13 avril, MariemMint Cheikh, militante et membre fondateur du mouvement anti-esclavage de l’IRA, a été arrêtée dans la rue à Nouakchott par des agents de la Sureté de l’Etat.
A l’heure actuelle, ses proches ignorent où elle a été emmenée et ce qu’on lui reproche. Mais il ne faut pas être devin pour comprendre que les dernières publications de MariemMint Cheik sur son compte Facebook ont suscité la réaction du pouvoir.
Post du 13 avril à 11h55 : « Quand le pouvoir des Maures sera-t-il jugé pour les crimes d’esclavage et de racisme contre les communautés opprimées et démunies ? A quand un Etat de droit où tous seront égaux ? »
Les autorités n’ont pas hésité : ils ont saisi cette opportunité pour mettre en application les dispositions de la loi du 18 janvier 2018 et déclencher une nouvelle offensive contre l’IRA.
Une loi pour « incriminer la discrimination »
Le 18 janvier 2018, l’Assemblée nationale mauritanienne vote l’adoption d’une loi qui définit les concepts de discrimination et vise en particulier les discours de haine ou d’incitation à la haine. Les peines pour ces crimes de racisme et de haine pouvant aboutir à 5 ans d’emprisonnement et la privation de tous les droits civiques.
Dès sa publication, cette loi a soulevé nombre de critiques de la part des organisations de défense des droits humains.
En mai 2018, à Génève, le CERD ( Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale) relève l’absence de clarté juridique et pointe une définition de la discrimination non conforme à la Convention. Le CERD somme la Mauritanie de revoir sa loi, certaines dispositions de celle-ci pouvant ouvrir la voie à des interprétations pouvant conduire à des restrictions dans la jouissance de certains droits humains.
Trois Rapporteurs spéciaux des Nations unies ont co-signé et adressé dès le 24 janvier 2018, une correspondance au gouvernement mauritanien, attirant l’attention sur les risques de bavure et les incohérences de cette loi pouvant conduire, notamment, au musellement des militants abolitionnistes ou autres promoteurs de l’égalité. (https://www.ohchr.org/Documents/Issues/Opinion/Legislation/OL-MRT-5-2017.pdf)
Amnesty International, pour sa part, adresse une Communication au Comité des Droits de l’Homme des Nations unies lors de la session de juillet 2019. L’ONG indique que cette loi comporte des dispositions imprécises et trop générales pouvant être retenues contre des militants qui dénoncent les groupes perpétuant les pratiques de l’esclavage. Amnesty précise que des magistrats ayant affirmé que des militants luttant contre l’esclavage et la discrimination, dont des membres de l’IRA, utilisaient des « expressions racistes » et « incitent à la haine », cette loi pourrait finalement se retourner contre celles et ceux qui luttent contre les pratiques discriminatoires. (https://www.amnesty.org/download/Documents/AFR3803782019FRENCH.pdf)
Quelle sera l’accusation portée contre MariemMint Cheikh, qui depuis des années, dénonce sur son blog la discrimination réelle à l’égard des Noirs et des Haratines ? Une discrimination reconnue par les instances internationales, les associations des droits de l’Homme mais constamment niée par le pouvoir ? Quel motif inventera l’Etat pour justifier l’arrestation d’une militante qui n’a fait qu’user de son droit à la liberté d’expression ?
Cataloguer les opposants d’un régime comme criminels équivaut à s’auto-proclamer dictature.
Le pouvoir du nouveau Président Al Ghazouani doit refuser toute manipulation d’une loi controversée, rompre avec l’hypocrisie et admettre qu’une opposition peut s’exprimer aujourd’hui par tous les canaux de la modernité et ne pas servir de prétexte à l’entrave à la liberté d’expression.
Les militants de l’IRA, et notamment ceux de Belgique, saluent le courage et l’engagement non violent de MariemMint Cheikh qui dès 2015 est venue en Belgique encourager l’émergence du mouvement abolitionniste.
Ils demandent sans délai la libération immédiate de Mariem Mint Cheik.
IRA Mauritanie Belgique
17 avril 2020
Source : L’Authentique ( Mauritanie)

Plus que tout autre région de la Mauritanie, le Guidimakha se trouve être le plus exposé à la pandémie du COVID-19, en raison de sa position transfrontalière et de sa vocation migratoire, principalement orientée en Europe, épicentre de la pandémie.
Voilà plus de trois mois que la planète Terre traverse une crise sanitaire inédite avec la propagation d’un virus que les scientifiques ont appelé COVID 19. Évitant un cynisme à faire froid dans le dos en un tel moment, je n’irai pas jusqu’à dire qu’à quelque chose malheur est bon.
À travers diverses communications émanant de la mouvance droit-de-l’hommiste et abolitionniste en Mauritanie ces derniers jours, nous apprenons l’arrestation de la militante Mariem cheikh membre du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE.
Le combat de l’homme contre son destin rendu complexe par le drame de l’éternel recommencement nous rappelle aujourd’hui la crise sanitaire qui bouleverse l’humanité.