Le quarante unième anniversaire de la naissance d’EL HOR

Anniversaire d’EL HOR, joyeux anniversaire !

Nous, militants et sympathisants du Mouvement Historique EL HOR, organisés au sein des partis politiques tel que le parti de la Construction et du Progrès (PCP), des centrales syndicales telle que la Confédération Nationale pour l’Union des Travailleurs (CNUT), de la Société Civile telle que l’Association Mauritanienne pour le Développement Economique, Social et Culturel des Adoubas (AMDESCA), des Centres d’études et de formation tel que le Centre Mauritanien pour la Formation les Recherches Sociales et le Développement  ( CMFRSD) lançons un appel pressant aux Autorités Mauritaniennes, à la Communauté Internationale et à toutes les Bonnes Volontés de s’investir avec sérieux et vigilance pour mettre définitivement un terme aux manifestations de cette tare d’un autre temps qu’est l’esclavage tant dans sa pratique que dans ses séquelles, affirmant ici notre ferme volonté de tout mettre en œuvre pour la voir disparaitre tout en tendant la main à toutes les volontés soucieuses de collaborer positivement avec nous pour la réalisation de cet objectif noble et constructif.

Oui, il y’a plus de quarante ans que les pères fondateurs de la lutte inlassable et juste contre le plus vil et le plus abject des maux qu’ait connu l’humanité toute entière ont mis sur pied EL HOR, ce cadre pacifique mais ferme et courageux. Leur souci premier était d’attirer l’attention sur les conditions de leurs frères de conditions, morts ou vivants, hommes ou femmes, grands ou petits pour qu’enfin un œil clément se retourne vers eux.

Que de choses ont été réalisées !

De la fameuse loi dite loi Haidalla, avec ses défauts et ses insuffisantes, cette première reconnaissance officielle et sans ambages de la pratique de l’esclavage, passant par les atermoiements de Taya qui n’étaient pas sans incidences néfastes sur l’élan qu’à pu susciter la cause pour arriver à la célèbre et courageuse loi discriminant et pénalisant l’esclavage en 2007 et puis celle de 2015 complétant cette dernière et caractérisant davantage le délit et le portant au degré de crime contre l’humanité, des progrès ont été réalisés, comme la création de département au sommet de la pyramide étatique, des institutions publiques et judiciaires auxquelles il a été confié le traitement de ce mal. Ce sont là des avancées significatives.

Mais que de choses restent encore à faire !

En effet, la volonté politique n’est pas un vain mot. Le propos n’a de sens que dans sa traduction effective dans la réalité quotidienne de chaque citoyen bourreau ou victime et dans l’application stricte du rôle régalien de l’Etat. Nous espérons que nos attentes en ce sens ne seront pas déçues suite à cette dichotomie patente entre le dit et le vécu.

Quand au XXIème siècle encore, on se garde d’appeler le chat par son nom pour se donner bonne conscience, en tournant le dos à ses engagements envers ses partenaires, militants des droits de l’homme nationaux et envers la communauté internationale, il nous est permis de douter de la sincérité de nos dirigeants à s’adonner à une réelle lutte contre le phénomène. Les lois élaborées, la feuille de route largement diffusée puis corrigée et adoptée, la volonté politique affichée et criée sur tous les toits, si tout cela se résume à de la poudre aux yeux, l’avenir de la Mauritanie ne peut qu’être sombre et précaire, hypothéquant ainsi la cohésion et la paix sociales, l’unité nationale et tout le reste, l’impatience des nouvelles générations et leur intransigeance à voir leurs doléances satisfaites hic et nunc prenant le dessus sur la lucidité, la patience et le sens de la mesure des premières.

Guidés par notre volonté inébranlable d’œuvrer pour l’intérêt suprême de la nation et du citoyen mauritaniens, soucieux de la préservation de la quiétude du peuple mauritanien, de sa cohésion et de sa paix sociales et désireux de nous voir profiter tous, toutes composantes nationales confondues et sans exclusive, de toutes nos richesses civilisationelles, culturelles, économiques et autres valeurs positives, nous militants d’EL HOR, auteurs de cette déclaration, exprimons à l’occasion de cette auguste et mémorable journée :

-notre regret par rapport à certaines attitudes négationnistes, réactionnaires et réfractaires à toutes actions visant à faire avancer notre pays dans la solution du phénomène anachronique de l’esclavage et autres maux sociaux gangrénant notre tissu social d’où qu’elles viennent ;

-notre rejet énergique de l’hypocrisie érigée en méthodes et moyens d’anéantir toutes tentatives internes ou externes d’éradiquer cette tare d’un autre temps ;

-notre peur de voir la lutte pacifique que nous avions toujours menée supplantée par une autre aux contours et contenus imprévisibles du fait de la gestion très en-deçà et parfois en contradiction parfaite avec nos attentes et celles de toutes les victimes et défenseurs des droits de l’homme ;

-notre volonté sans faille de collaborer avec toutes les volontés soucieuses d’œuvrer en vue de dépasser de façon juste, constructive et patriotique cette tare dans les faits, gestes, paroles et mentalités.

Que vive EL HOR et ses vaillants militants et militantes !

Que vive la Mauritanie, comme pays de droit, démocratique, unie et indivisible dans la paix, la prospérité, la concorde, la complémentarité et la compréhension  bénéfiques entre ses diverses et riches composantes !

Qui sème le vent ne récolte que la tempête mais qui sème le bien ne récolte que l’amour !

 

CE  MARDI 05 MARS 2019

                                                                                                                                 LES   ORGANISATEURS