Voici le lien pour consulter l’article : https://news.un.org/en/story/2026/03/1167199
Source : Nations Unies
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Source : Nations Unies

La résolution, portée par le Ghana, a recueilli 123 voix pour. Trois pays — l’Argentine, Israël et les États-Unis — ont voté contre, et 52 se sont abstenus.
« Aujourd’hui, nous nous rassemblons dans une solidarité solennelle pour affirmer la vérité et ouvrir la voie à la guérison et à la justice réparatrice », a déclaré le président du Ghana, John Dramani Mahama, s’exprimant avant le vote au nom du Groupe africain, fort de ses 54 membres — le plus vaste bloc régional au sein des Nations Unies. Continuer la lecture
Le 6 mars est censé être, en Mauritanie, la Journée nationale de lutte contre l’esclavage. Instituée en 2016, elle devait symboliser l’engagement de l’État à éradiquer définitivement les séquelles de cette pratique abolie en 1981 et criminalisée par la loi de 2015 comme crime contre l’humanité.
Mais cette année encore, la célébration s’est déroulée dans une discrétion presque gênée, avec une représentation officielle minimale, donnant le sentiment d’une commémoration organisée à contrecœur, presque en catimini. Une telle attitude ne peut qu’interroger sur le degré réel d’intérêt et de considération que le régime accorde à cette journée, et au-delà, aux victimes de l’esclavage et aux Haratines de manière générale. Continuer la lecture
L’arrestation et la détention arbitraire de six membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), organisation mauritanienne engagée dans la lutte contre l’esclavage, dont une journaliste, ainsi que de deux lanceuses d’alerte, constituent des actes de harcèlement judiciaire en lien direct avec la dénonciation d’un cas d’esclavage d’une mineure à Nouakchott. L’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, un partenariat entre la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), condamne ces arrestations et poursuites et appelle à la cessation immédiate de toute forme de répression à l’encontre des défenseur·es des droits humains, en particulier celles et ceux luttant contre l’esclavage en Mauritanie. Continuer la lecture

61e session du Conseil des droits de l’homme à Genève
Par Cheikh Sidati Hamady
Expert en Droits des CDWD( Gfod). Chercheur associé Spécialiste des Discriminations Structurelles, Analyste, Essayiste.
Le 25 février 2026, devant la 61e session du Conseil des droits de l’homme à Genève, le Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Sid’Ahmed Ely Benane, a présenté un tableau résolument positif de la situation des droits humains en Mauritanie. Il a décrit les droits fondamentaux comme un « choix souverain », solidement ancré dans la Constitution, structuré par la Stratégie nationale 2024-2028 et porté par les réformes du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Selon lui, ces droits s’articuleraient avec le développement socio-économique et une gestion « équilibrée » des migrations et de la sécurité au Sahel.
Pourtant, derrière ce discours officiel se cachent des réalités préoccupantes : la persistance de l’esclavage et des pratiques analogues, la vulnérabilité extrême de larges pans de la population, la répression des lanceurs d’alerte et la limitation de la liberté d’expression, dénoncées par des rapports indépendants et des mécanismes internationaux. Continuer la lecture

Il existe une différence fondamentale entre l’analyse politique et la polémique approximative. La première exige méthode, rigueur conceptuelle, maîtrise des références et confrontation des faits, tandis que la seconde se contente d’effets rhétoriques, d’accusations suggestives et d’un habillage pseudo-analytique. L’opuscule belliqueux signé Mohamed Mahmoud Ould Bakkar prétend appartenir à la première catégorie, il relève malheureusement de la seconde. À la lecture attentive de sa charge contre Biram Dah Abeid, une évidence s’impose : l’auteur mobilise le vocabulaire de la science politique sans en maîtriser les outils, substitue l’insinuation à la démonstration et confond loyauté nationale avec silence critique. Ce n’est pas seulement une divergence d’opinion, c’est une faiblesse méthodologique manifeste. Continuer la lecture