Être mauritanien, c’est d’abord connaître, comprendre, accepter et aimer son pays. Ceci s’est avéré, pour moi, tout au long de mes pérégrinations intellectuelles, tout simplement de la haute voltige. Tellement le sujet demande, exige et comporte de gymnastiques et d’acrobaties à donner le tournis.
Fort d’environ quatre millions d’habitants, mon pays s’est retrouvé peuplé, par une conjugaison de l’histoire et de la géographie, de quatre ethnies couvrant quelque deux ou trois cents tribus, réparties et redistribuées inéquitablement sur quatorze régions et quelques aires géographiques. Continuer la lecture →

Voila 8 mois que la Mauritanie est dirigée par un nouveau Président, Ould Ghazouani. 8 mois dans la vie d’un pouvoir « nouveau », c’est peu, pourrait-on dire. 8 mois pour le changement, c’est trop peu. Mais 8 mois pour émettre les signaux d’un changement ou le début d’une nouvelle ère, c’est beaucoup trop.

Le chef du parti de l’Alliance populaire progressiste (APP), Messoud Ould Boulkheir, a annoncé son retour dans l’opposition, après l’avoir quitté lors des dernières élections présidentielles, appelant à la nécessité d’ouvrir un dialogue global entre les politiciens du pays. 
La commission d’enquête parlementaire a convoqué des personnalités qui ont occupé des postes ministériels au cours du règne de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Depuis sa dernière sortie à Genève où il a évoqué la « délicate » question de la cohabitation nationale, revenant à l’occasion sur ce qu’il a de tous temps qualifié d’« Apartheid arabo – berbère » consacré par « la suprématie, en Mauritanie, d’une minorité blanche sur une majorité noire », Biram Abeid, président de IRA, a de nouveau jeté un pavé dans la mare sociale, suscitant la fureur de ses snipers.
Cela fait six mois que le nouveau Président élu a pris fonction. Bien qu’il soit encore tôt pour émettre un quelconque jugement sur son action, certains s’y sont employés. Les avis sont mitigés. Pour les uns, quelques actes positifs ont été posés. D’autres estiment la situation inchangée, voire pire. 
Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a réitéré vendredi la détermination des Nations Unies à éradiquer une fois pour toute le colonialisme, alors que 17 territoires à travers le monde attendent toujours d’être autonomes.