Péril au Sahel : Le jihad ne date pas d’hier

Historique

Bébé dinka réalisé en hommage aux populations bombardées du Sud Soudan

Le conflit violent associé au terme de djihad aujourd’hui a une longue tradition dans l’histoire de l’Afrique de l’Ouest.

Bien que l’islam soit présent depuis longtemps en Afrique de l’Ouest – dans certaines régions depuis le XIe siècle – et se soit largement diffusé pendant l’Empire songhaï au XVIe siècle, le djihad a transformé une bonne partie de la savane et du sahel au XVIIIe siècle, puis particulièrement nettement durant le premier tiers du XIXe siècle, par la mise en place de gouvernements musulmans à travers des luttes ouvertement de prosélytisme, présentées comme des actions de djihad. L’histoire de l’émergence de gouvernements musulmans dans une grande partie de l’Afrique de l’Ouest, aux XVIIIe et XIXe siècles, est essentielle à la compréhension de la tradition du jihad. Ces conquêtes mettaient en avant la dimension religieuse, mais il semble que la dimension ethnique peule, était également forte. Il en est de même pour la dimension économique, la puissance de ces empires étant fondée sur un développement économique essentiellement basé sur le commerce et l’utilisation des esclaves

Le mouvement du djihad a modelé l’Afrique de l’Ouest en posant les bases de la conversion de la majorité de la population à l’islam.

Il a engendré la création de grands empires islamiques, qui ont modelé le paysage politique, religieux et culturel d’une grande partie de l’Afrique de l’Ouest et par la suite de l’Afrique de l’Est, jusqu’à la mer Rouge et l’Éthiopie à la fin du XIXe siècle.

En 1835, presque toute l’Afrique de l’Ouest se trouvait sous la domination de régimes djihadistes ou était organisée dans la résistance au djihad, résistance qui devait continuer jusqu’à l’occupation européenne et l’établissement des gouvernements coloniaux.

La majorité des djihadistes étaient motivés par l’espoir de gains extra-religieux, notamment l’enrichissement par le commerce d’esclaves.

Au milieu du XIXe siècle, il y avait dans les États djihadistes une population esclave plus nombreuse qu’aux États-Unis, dans les Caraïbes et au Brésil réunis.

Les dirigeants djihadistes étaient hostiles à l’implication de l’Afrique de l’Ouest dans le commerce transatlantique des esclaves, parce qu’il s’agissait de la vente d’esclaves à des non-musulmans. En revanche, ils étaient actifs dans le commerce transsaharien. Plus important encore, ils maintinrent à grande échelle l’esclavage au sein de leurs États. Au milieu du XIXe siècle, il y avait dans les états djihadistes une population esclave plus nombreuse qu’aux États-Unis, dans les caraïbes et au brésil réunis. Le califat de Sokoto, le plus grand des États djihadistes, s’étendait depuis Dori, dans ce qui est aujourd’hui le Burkina Faso, à travers tout le sud du Niger et sur les deux tiers septentrionaux du Nigeria, jusqu’au nord du Cameroun et de la République centrafricaine. Il comptait alors plusieurs millions d’esclaves.

Les quatre principales routes transsahariennes sont le Bornou (actuel Nigéria), le pays Hausa, Tombouctou en Afrique de l’Ouest et Ouaddaï. Les deux premiers véhiculaient le plus important trafic d’esclaves. Au XIXe siècle, le Bornou et le Baguirmi (actuel Tchad) étaient les plus fameux centres de production d’eunuques.

L’occupation coloniale européenne a temporairement mis en sommeil le djihad, et ce sont les colonisateurs anglais qui mettront fin à la chasse aux esclaves au Nigéria, comme au Soudan, et comme les Français l’ont fait au Tchad.

Régimes musulmans contre régimes coloniaux

La confrontation entre les musulmans et les régimes coloniaux a altéré la vigueur du mouvement djihadiste. Les Français ont imposé une structure politique qui a éliminé artificiellement le mouvement djihadiste, alors que le système britannique a fait prévaloir le « gouvernement indirect », qui impliquait l’adhésion des musulmans à l’occupation britannique et à l’institution d’un « protectorat colonial ». Cette adhésion supposait l’abandon du djihad. Celui-ci s’est alors transformé en un mouvement de résistance radicale antigouvernementale, opposé à l’occupation européenne et au compromis conclu avec l’aristocratie fulbe. Une manifestation en fut le massacre de Satiru en 1906. D’autres manifestations du même ordre, se réclamant de la Mahdiyya, ont eu lieu sporadiquement sur les frontières séparant les territoires britanniques et allemands, là même où récemment le mouvement Boko Haram a émergé, proclamant la renaissance d’une expression djihadiste traditionnelle.

CONTEXTE

Les forces de protestation islamiques violentes ne se sont jamais tues et ont manifestement refait surface sous des formes modernes, qui demandent analyse et réflexion. Les manifestations contemporaines du djihad, sous les formes de Boko Haram, de al-Shabab, de l’État islamique au Moyen-Orient ou de la guerre menée par al-Qaïda et ses alliés, relèvent d’un modèle historique et politique dont on peut identifier les formes depuis la fin du XVIIe siècle dans la vallée du fleuve Sénégal.

Le djihad aujourd’hui, est l’expression idéologique d’un militantisme musulman, avec un désir d’arabisation et d’islamisation. C’est la même stratégie de conquête que par le passé.

Le Sahel est identifié comme un ventre mou par les djihadistes. La recrudescence et l’extension du phénomène djihadiste se jouent sur un arrière-plan de misère et de grande fragilité sociale. La guerre est présente au Mali depuis 2012. Lorsque les djihadistes sont venus d’Algérie au Mali, au début des années 2000, ils n’étaient qu’une poignée et étaient hautement vulnérables. Leur première base était située dans la région de Tombouctou. Ils ont depuis prospéré militairement et financièrement, au point d’occuper les trois grandes provinces du nord du Mali – Kidal, Gao, Tombouctou – pendant l’essentiel de l’année 2012.

ACTION MILITAIRE INTERNATIONALE ET IDÉOLOGIE

Les opérations militaires françaises, ripostent à la guerre déclarée en 1995, lorsque ce qui deviendra plus tard AQMI, a organisé une série d’attentats en France, envisageant même de lancer un avion de ligne au cœur de Paris.

AQMI et d’autres ont entrepris de harceler l’armée dans le Sahel en tuant ses ressortissants ou en les prenant en otages. L’armée s’est d’abord contentée de se protéger de leurs actions.

Mais certains États de la région, dont le Mali, ont appelé au secours avant leur effondrement.

Sans l’intervention de la France, le Mali serait aujourd’hui un Khalifat

C’est ainsi que, pour la première fois depuis 1978, La France s’est engagée au combat contre des organisations armées. L’opération « Serval » initiée en 2013 a été un remarquable succès, en grande partie du fait de la territorialisation de l’ennemi dans le nord du Mali, qui fournissait des objectifs clairs, sinon faciles, à conquérir. D’après David Gakunzi, sans l’intervention de la France, le Mali serait aujourd’hui un Khalifat. Dans le cas de « Serval », on pouvait voir les forces françaises et alliées progresser vers le nord, libérer Gao et Tombouctou, puis détruire la base d’AQMI dans la vallée de l’Ametettaï.

Contre-discours conspirationniste

Malgré cette réalité, un discours conspirationniste attribue à l’ancienne puissance coloniale, la paternité du péril djihadiste au Sahel. Les attaques djihadistes récurrentes et les massacres au Sahel seraient le résultat d’un complot téléguidé par la France avec pour stratégie occulte de fragiliser la sécurité des pays sahéliens afin de légitimer la présence militaire de l’ancienne puissance coloniale dans la région. Présence militaire qui viserait le contrôle non-avouable des richesses du sous-sol de ces pays. C’est un paradoxe, puisque le djihadisme est bien mené par des Arabes, venus de pays musulmans pour une guerre de conquête en terre noire africaine.

Ce discours est véhiculé, à la fois, par un panafricanisme virulent et par les mouvements djihadistes ; ces derniers ont bien compris l’intérêt de structurer leur propagande autour du ressentiment existant vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale pour étendre leur influence plutôt que de mettre en avant un prêche prônant la réislamisation forcée des sociétés sahéliennes, argument moins attrayant, moins porteur, moins populaire. Ce discours conspirationniste, expansionniste, repose surtout sur le fait qu’une grande partie de la jeunesse, se méfiant des informations véhiculées par les médias traditionnels qui cacheraient la vérité, est fortement intoxiquée par les rumeurs et informations non vérifiées, propagées à flux continus via les réseaux sociaux jugés plus fiables comme sources d’information. Discours, parfois dicté par le désarroi généré par la terreur imposée par le djihadiste. Cette propagande, nourrie par le rejet passionnel de l’ancienne puissance coloniale, est à la recherche d’un bouc émissaire étranger.

La lutte contre le djihadisme est une course contre la montre

Dans le contexte actuel marqué par la recrudescence et l’extension du phénomène djihadiste en Afrique, cette vision est irresponsable. Car la lutte contre le djihadisme est une course contre la montre et ce combat ne peut être gagné uniquement sur le plan militaire. Aujourd’hui, et pour ne considérer que le Sahel, l’armée affronte, Ansar Eddine, Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), la katiba Macina et la katiba Al-Mourabitoun réunies dans un Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), ainsi que l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS.) J’avais écrit à l’époque de la guerre menée au Soudan contre les populations noires africaines, que si cette guerre était gagnée par la dictature de Khartoum, ce serait une menace pour tout le continent africain. Nous étions en face d’un agenda expansionniste, face à un djihad qui avançait inexorablement. Pour l’instant, ce sont les chrétiens qui sont visés, mais si ces populations n’existaient plus, cette guerre d’élimination continuerait contre ceux identifiés comme de mauvais musulmans. C’est ce qui s’est passé au Darfour.

Le précédent du Darfour

La dictature de Khartoum a utilisé les populations du Darfour pour mener la guerre sainte contre les chrétiens et les animistes du Sud Soudan et des monts noubas, pour ensuite se retourner contre elles. La stratégie occulte était en fait une guerre contre les Noirs, assortie également d’enlèvement d’esclaves. C’est contre ce nous avions identifié comme un génocide contre les populations noires africaines que, le 8 février 2005, s’est constitué le collectif Urgence Darfour. Génocide reconnu par la CPI en Juillet 2010.Les juges de la Cour pénale internationale ont ajouté le génocide aux chefs d’accusation de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité au Darfour, figurant déjà dans le mandat d’arrêt de 2008 contre le président soudanais Omar El Bechir.

Mais la géographie du terrain n’explique pas à elle seule l’implantation d’un mouvement armé. Les montagnes offrent de nombreuses cachettes, encore faut-il y être approvisionné en carburant, nourriture, connaître les passages protégés entre deux abris, etc. Tout choix d’implantation géographique implique nécessairement une insertion sociale locale, des connexions humaines utiles.

Le Sahel doit faire face à une autre menace que fait peser l’esclavage sur son intégrité. En 2013, selon certaines estimations, pas moins de 250 000 personnes vivaient dans des conditions proches de l’esclavage au Mali, où l’esclavage n’est pas illégal (Judith Bergman, 2020).

CONCLUSION

C’est face à cette nouvelle menace expansionniste que doit faire face le continent africain. Le Djihad ne s’arrêtera pas aux frontières actuelles de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso, ou du Tchad. C’est également une guerre contre l ‘Occident.

Il faut donc aussi gagner les esprits et c’est peut-être dans cette difficulté que réside le plus grand danger, car La guerre au Sahel ne peut être gagnée par une force occidentale. Elle doit être gagnée avec la société civile. C’est là que les thèses complotistes sont dangereuses. Il faut que la population soit convaincue pour rester solidaire.

Sur le terrain, le conflit est de plus en plus perçu comme un affrontement ethnique entre agriculteurs bambaras, dogons ou mossis avec des éleveurs peuls hâtivement assimilés aux djihadistes. Les autorités locales sont exaspérées par un ennemi puissant et ne comprennent pas ce qu’ils perçoivent comme l’échec de « Barkhane ». Les Peuls sont un bouc émissaire tout désigné ; déjà des extrémistes appellent au meurtre. Les soldats français risquent de se retrouver au milieu de règlements de comptes ethniques.

Pour une armée étrangère, conduire des opérations de contre-guérilla à la poursuite d’un ennemi qui se cache au sein de la population est très difficile. D ‘autant plus que la stratégie des djihadistes est de contracter des mariages avec la population locale. La guerre au Sahel se développe désormais non plus au nord du Mali mais dans les villages du centre du Mali et du nord du Burkina. Le bon sens serait une volonté forte, une volonté politique qui reprenne le contrôle des zones sécurisées par « Barkhane ». La France a aussi perdu la bataille de l’opinion locale. Les foules qui avaient acclamé « Serval » sont désormais abreuvées de fausses nouvelles et attaquent les véhicules de l’armée française.

Le chanteur Sélif Keïta a diffusé sur YouTube une diatribe anti-française qui a été vue plus d’un million de fois. Dans une lettre ouverte au président Macron, le metteur en scène Oumar Sissoko nous accuse de complicité de meurtre.

Quant au monde rural, l’échec de l’éducation publique et les financements par l’Arabie saoudite de milliers de mosquées et d’écoles coraniques ont réussi à convertir au salafisme une population qui pratiquait jusque-là un islam soufi modéré. Au Sahel, 5 400 écoles sont fermées à cause des attaques djihadistes et 700 000 élèves sont ainsi sans instruction, ce qui aura une influence directe sur l’évolution économique des pays et, par conséquent, sur l’immigration de la faim vers l’Europe.

En outre, les djihadistes ciblent les écoles simplement parce qu’ils croient que le Coran et l’arabe doivent être enseignés aux enfants, et non les choses des blancs (Atayalar mai 2020). Au Burkina Faso, des écoles ont été délibérément ciblées et le Mali fait partie des pays où les enfants ont le moins de chances d’être scolarisés (Libération 24 janvier 2020).

Il faut aussi signaler que les djihadistes enrôlent de plus en plus d’enfants comme soldats. Le commandant de Barkhane a insisté sur la barbarie de cet enrôlement, ainsi que sur la difficulté que posent ces enfants, âgés de 12 à 14 ans (parfois moins) aux militaires. On ne tire pas sur un enfant, on tente de le faire prisonnier et de le remettre à la Croix Rouge pour le « déradicaliser ».

Quelles sont les motivations de ces jeunes qui grossissent les rangs des groupes armés djihadistes au Mali ? Une étude de l’ISS basée sur des entretiens menés avec 63 ex-engagés, dont 19 en milieu carcéral, remet en cause certaines idées reçues. Les personnes interviewées participaient à des groupes armés AQMI, MUJAO, Ansar Dine, Al Mourabitoun, Katiba Macina et Katiba Khalid Ibn Walid. L’étude, même si elle a été conduite sur un nombre restreint de jeunes, montre que le facteur religieux est loin d’être la seule motivation de la présence de jeunes dans les rangs des groupes armés djihadistes au Mali : il s’agit souvent de se protéger, de protéger sa famille, sa communauté ou son activité économique. Pour certains, leur engagement n’a pas été volontaire.

« Barkhane » n’a pas vocation à rester au Mali et il faut bien réfléchir à une relève.

Face à la dramatique faiblesse des armées du Mali, les programmes de formation des militaires (EUTM et EUCAP) ont été confiés à l’Union européenne. Il faudrait introduire, comme c’est le cas au Sénégal, une gestion des ressources humaines fondée sur le mérite et non sur les seuls liens familiaux, ethniques ou politiques. Les forces nationales sahéliennes doivent être équipées aux mêmes standards que les troupes de l’armée française et commandées par des officiers choisis sur la base du mérite. On peut espérer former des soldats et reconstruire une armée. La sécurité dans l’ensemble saharo-sahélien ne peut être assurée que par les Sahéliens. C’est possible dans des délais raisonnables. Mais cette sécurité constitue un bien public régional dont le coût ne peut être couvert par les seuls budgets des pays sahéliens. Comment le financer ?

La guerre au Sahel n’est pas un conflit mineur. Si le Niger tient encore, la progression djihadiste au Mali et au Burkina peut déstabiliser l’Afrique de l’Ouest. En premier la Côte d’Ivoire où l’armée est peu crédible, les rivalités ethniques vivaces et qui va se trouver dans des élections à risque en 2020. Le contrôle par des djihadistes des routes transsahariennes conduirait enfin à une expansion des trafics : cocaïne, armes et migrants, au sein desquels seraient infiltrés tôt ou tard des terroristes.

ÉVÈNEMENTS

13 janvier 2020, le G5 à Pau

Emmanuel macron, réunit les cinq homologues du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad). Paris attend, qu’ils confirment « explicitement » leur soutien à l’implication militaire française dans la région alors que l’année 2019 y a été marquée par une recrudescence et une mortalité inédite des attaques djihadistes.

Le sommet de Pau avait été décidé par la France dans l’urgence – doublée d’une forme d’exaspération – après la mort, fin novembre au Mali, de treize de ses militaires de l’opération « Barkhane ». D’abord prévue pour le 16 décembre, la rencontre avait été reportée au dernier moment à la suite de l’attaque meurtrière d’une caserne nigérienne par des groupes djihadistes.

9 juin 2020 : élimination du chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique

Au Sahel, un succès militaire contre le djihad L’élimination au Mali du chef d’Al-Qaida au Maghreb islamique, Abdelmalek Droukdel, permet aux forces françaises de progresser dans la lutte contre le djihad. Mais beaucoup reste à faire, notamment à enrayer le recrutement.

30 juin 2020 : Emmanuel Macron en Mauritanie pour consolider le sursaut militaire du G5 Sahel

Le président de la République se rend le 30 juin à Nouakchott pour y rencontrer ses partenaires engagés dans la lutte contre les groupes djihadistes du Sahel. Les succès militaires remportés par la France ces dernières semaines sont menacés par l’instabilité politique qui gagne les États sahéliens (Laurent Larcher, le 30/06/2020)

Le Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme

Le Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme – 14/4/2018

Nous avons manifesté le 14 avril 2018, pour cette jeune fille chrétienne qui est la seule que n’a pas rendue Boko Haram.

Leah Sharibu 15 ans, fait partie des lycéennes de Dapchi enlevées par Boko Haram le 19 février 2018. La plupart d’entre elles ont été libérées le 21 mars, ramenées par les terroristes eux – mêmes, qui loin d’être condamnés ont semblé assoir en toute impunité leur sinistre autorité sur la population. Les termes de la négociation auraient conditionné la libération des lycéennes à l’abandon de Leah, chrétienne, aux mains de ses tortionnaires. Les adolescentes libérées étaient toutes musulmanes.

Le MPCT devait organiser un colloque en 2020 : L’Afrique face au Djihadisme.

Ce colloque est reporté en fin d’année 2020 ou en début de l’année 2021.

Huit personnes, deux Nigériens et six Français comprenant des salariés de l’ONG Acted, ont été tuées dimanche 9 août 2020 par des hommes armés arrivés à moto dans la zone de Kouré (sud-ouest du Niger) lors d’une excursion touristique. DC♦

Diagne Chanel
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