Discriminations au travail à l’encontre des femmes
En Mauritanie, la lutte contre l’esclavage passe par Facebook [Vidéo]
SenXibaar – Aboli en 1981, l’esclavage frappe encore 150 000 Mauritaniens selon l’ONG Walk Free Foundation.
Ces esclaves « travaillent sans repos, sans salaire et sont violés nuit et jour parce que pour le maître, violer une esclave, c’est un droit », dénonce Abdou Babou, membre de l’Ira (initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste).
Malgré les risques qu’ils encourent, les membres de ce mouvement militent contre l’esclavage. Leur arme « la plus redoutable » ? Les réseaux sociaux.
Les anciens détenus abolitionnistes maintiennent la pression

Les dix anciens détenus abolitionnistes qui ont recouvré la liberté, le 18 novembre dernier, ont exprimé leur détermination à poursuivre leur combat contre l’esclavage, le racisme et les injustices.
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Diop Amadou Tijane, vice-président d’IRA-Mauritanie dans une interview exclusive : ‘’Le verdict de Zouérate est une cinglante défaite pour le pouvoir’’
Biram Dah Abeid, une vie de lutte contre l’esclavage (Interview audio sur la radio RCF)
En Mauritanie l’esclavage existe encore. Au prix de sa liberté, et de sa vie, Biram Dah Abeid lutte sans relâche contre cette pratique. Il se confie à Thierry Lyonnet.
Quand on évoque l’esclavage, on s’imagine souvent qu’il s’agit d’une page sombre de l’histoire rattachée à la Rome antique. Bref, que tout cela n’est qu’un lointaine passé. Pourtant, des hommes et des femmes sont encore aujourd’hui réduits à l’esclavage. Et le pays qui en compte le plus est la Mauritanie.
Des images chocs de la torture qui sévit en Mauritanie sur les Militants abolitionnistes
Les otages abolitionnistes de l’ONG IRA-Mauritanie, les plus durement torturés lors du dernier rapt de militants des droits humains, sont ceux qui croupissent, qui sont maintenus encore contre vents et marrées (….) en prison sans raison évidente à part cette crainte de les voir témoigner devant les institutions internationales sur l’horreur, la cruauté des tortures qu’ils ont subi dans les locaux de la police et ces forces sécuritaires obscures sous les ordres de leurs supérieurs (….).
Les femmes en Mauritanie sont victimes de nombreuses discriminations en milieu professionnel. Cependant, le débat autour de ce sujet important ne semble exister nulle part aujourd’hui dans le pays.
Diop Amadou Tijane est à l’avant-garde du combat mené par le mouvement IRA contre l’esclavage, les discriminations et les injustices sociales. Le vice-président d’IRA-Mauritanie fut condamné, sans la moindre preuve de culpabilité, à quinze ans de prison, par la Cour criminelle de Nouakchott-Ouest pour « avoir orchestré les échauffourées du 29 Juin dernier, au squat sise l’hôpital Bouamatou. »
A Zouerate (700 Km au nord de Nouakchott), le 18 novembre 2016, la Cour d’appel de Nouadhibou a rendu son verdict suite au procès des treize militants d’IRA – Mauritanie. Cependant, les peines qu’elle a prononcées ne reflétaient guère les débats contradictoires qui ont eu lieu durant le procès.
Si les chiffres étayant une détestable survivance du passé font défaut, les discriminations que subissent les populations négro-africaines sont une réalité tangible.La Mauritanie est-elle le pays le plus archaïque du monde avec des centaines de milliers d’esclaves ? Le colloque organisé le 18 octobre à l’Assemblée nationale française par le député socialiste François Loncle n’a pas apporté de de réponse claire.