
Spécialiste en gouvernance, justice, société civile et droits de l’homme, Cheikh Ould Jiddou se consacre ses derniers temps au thème « corruption et droits humains »
Le Calame : Comme beaucoup de mauritaniens, vous avez sans doute eu connaissance des rapports de la Cour des Comptes épinglant des dizaines de responsables. Est-ce qu’on peut dire à la lumière de ces rapports que tout ce qu’on disait à propos de la lutte contre la gabegie au cours de la dernière décennie n’est que de la poudre aux yeux, un slogan creux ?
M. Cheikh Ould Jiddou : Je tiens d’abord à préciser, pour ceux qui ne le savent pas ou qui ont été induits en erreur, Continuer la lecture

Les ressortissants mauritaniens résident en Espagne s’inquiètent du départ du personnel du bureau d’état-civil de Madrid rappelé dare-dare à Nouakchott.
Cette réflexion sur le combat noire en Mauritanie n’est pas exhaustive, je ferai l’économie de certains aspects événementiels de cette lutte, sur les quels peut être je reviendrai en détail dans une autre contribution.
Une fois de plus les magistrats ont démontré leur connivence avec les milieux féodalo- esclavagistes.
Ce mardi 17 décembre 2019 à Nouakchott, 5 militants abolitionnistes et anti-esclavagistes issus de la communauté soninké sont mis derrière les barreaux par un juge d’instruction aux méthodes très troublantes.
La Mauritanie s’inscrit dans une trajectoire positive, selon l’ambassadeur de France à Nouakchott, Robert Moulie, qui affirme avoir la chance d’avoir pris ses fonctions en Mauritanie à une période charnière historique – celle de la première transition intégralement respectueuse du cadre constitutionnel.
Accablants. Et fort révélateurs, les derniers rapports de la Cour des comptes qui ont fuité (à dessein?). Ils ont remis sur terre ceux, très peu nombreux, estimant encore que les slogans de lutte contre la gabegie et les détournements de deniers publics, si galvaudés au cours de la dernière décennie, étaient autre chose que de la poudre aux yeux.
Interview. Le général Sid Ahmed Ely, responsable de la sécurité du groupe des États du Sahel (G5), souligne le manque de moyens de la lutte antidjihadiste. Propos recueillis par Luc de Barochez.
Le parlementaire Mohamed Lemine Ould Sidi Maouloud a appelé les députés à la modification de la rubrique réservée aux notables dans le budget du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation en un prix symbolique des droits de l’homme, décerné chaque année aux illustres personnalités ou institutions du pays.