Rentré à Nouakchott, après un long périple en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis, le Président de l’IRA Biram Ould Dah Ould Abeid, a reçu à son domicile, les militants et les sympathisants de l’organisation, venus lui souhaiter bon retour au bercail.

Le retour de Biram suscite une peur bleue des autorités qui font montre d’un cafouillage sans précédent. Le leader abolitionniste est revenu dimanche 8 mai en Mauritanie. Pour marquer cet acte, le président de IRA Mauritanie a choisi l’arrondissement de Gouraye, frontalier de Bakel (Sénégal) pour entamer une tournée en pays soninké destinée à combattre les dernières poches de l’esclavage.
Face à la presse arabophone et francophone venue pour la circonstance, le président Biram a dit : « Je remercie la population de Boghé, des militants et militantes de l’IRA, ici dans le département de Boghé de leur mobilisation et je vous invite aussi à continuer la mobilisation pacifique, conformément à la loi.
Alors que l’abolition de l’esclavage est célébrée aujourd’hui en France, d’autres pays comme la Mauritanie tardent à mettre fin à cette pratique.
Alors qu’il souhaitait pouvoir rencontrer cadres et militants d’IRA Mauritanie, les Ambassadeurs de France et des USA à Nouakchott ainsi que les autorités mauritaniennes, le Président d’IRA France-Mauritanie se voit contraint de reporter sa venue à une date ultérieure compte tenu des récentes répressions :
Le Groupe de rap mauritanien, vivant à l’exil, dans la capitale sénégalaise Dakar, a réalisé un nouveau clip, intitulé « Sakit Lash » ( pourquoi tu gardes le silence) qui brosse un sombre tableau de la situation politique et socio-économique du pays et critique sans ménage l’actuel Chef de l’Etat mauritanien Ould Abdel Aziz.
La communauté noire de Mauritanie ne représente que 10 % des officiers de l’armée nationale (7% harratines et 3% Afro-Mauritaniens). C’est ce qui ressort de l’étude menée du 2 au 11 mai 2016 en Mauritanie par Alson, Rapporteur spécial des Nations Unis sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté.
Un document du rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté, Philip Alston, établi à l’occasion d’une mission effectuée en Mauritanie du 02 au 11 mai 2016, et qui sera présenté à Genève en juin, stigmatise l’exclusion des Haratines et négro-mauritaniens.
La confédération générale des travailleurs de Mauritanie a distribué hier mardi un communiqué dans lequel elle révèle que le président de l’assemblée nationale Mohamed O. Boilil avait relevé de ses fonctions un employé du parlement, pour avoir distribué un communiqué syndical demandant le paiement de certains droits à des travailleurs de l’institution.