Après plusieurs semaines d’attente, le gouvernement mauritanien a été remanié mardi 30 octobre. Le président, Mohamed Ould Abdelaziz, en a profité pour placer ses fidèles aux postes clés.
Au lendemain des élections législatives et locales et en vue de la présidentielle de 2019, Mohamed Ould Abdelaziz continue d’abattre ses cartes. Après la réélection de Cheikh Ould Baya à la présidence de l’Assemblée nationale le 8 octobre, le gouvernement a été remanié Continuer la lecture →

En moins de quarante huit heures, le nouveau premier ministre, Ahmed Salem Ould Béchir a ‘’formé’’ son gouvernement. Sans grande surprise. Ceux qui s’attendaient à un grand chambardement ont été certainement déçus. Le remaniement attendu a été juste une flopée de permutations entre anciens ministres dans des départements copiés-collés faits et défaits dans la précipitation au gré de la volonté de faire du surplace.
La situation était tendue ce lundi matin au centre-ville de Nouakchott, notamment dans les environs du ministère de la Justice et sur la principale avenue, celle de Gamal Abdel Nasser, allant de l’ancien aéroport vers la plage.
Pour la deuxième fois en moins d’un mois, la répression d’une manifestation pacifique, le 29 octobre à Nouakchott, montre la fébrilité du pouvoir, alors que le président Aziz doit annoncer s’il se représente ou pas pour un troisième mandat, alors que la constitution le lui interdit.
Devant l’aberration de l’emprisonnement de Biram Dah Abeid depuis 80 jours, ces épris de justice ont convié Moulaye Hacène, du mouvement Mauritanie Laïque, Laura Spinola, membre d’IRA France Mauritanie et Conseillère internationale du leader Biram Dah Abeid, et Elhadj Fall, membre éminent du staff du président Biram Dah Abeid en France.
Le président mauritanien entreprend actuellement un plan destiné à réduire considérablement le nombre des partis de la majorité représentés au sein du nouveau parlement à travers l’intégration d’un grand nombre de ces formations au sein de l’union pour la république, le parti au pouvoir.
La police mauritanienne a dispersé lundi une manifestation organisée par les sympathisants du mouvement IRA devant le ministère de la justice. Selon le reporter de Sahara Medias la police a violemment dispersé les manifestants qui réclamaient la libération de leur leader, Le député Biram O. Dah O. Abeid depuis près de deux mois en détention.
Le président du parti Al Wiam, Boidjel O. Houmeid a invité les membres du conseil national de a formation politique à examiner les propositions du bureau exécutif et d’adopter le réalisme politique qu’impose le processus né de la décision d’intégrer le parti de l’union pour la république, au pouvoir en Mauritanie.
Les militants de l’IRA Mauritanie en Belgique et en Europe ont indexé le « silence assourdissant » de l’Union Européenne (UE) sur la situation des droits humains en Mauritanie pour des raisons commerciales.
Les Mauritaniens attendent toujours la démission de l’actuel gouvernement et la formation d’un nouveau, conformément à la tradition post-électorale. Dans tous les pays démocratiques, le gouvernement démissionne, en effet, après toute élection représentative, comme les municipales, régionales et/ou législatives.