La science politique expérimentale est claire : une véritable démocratie ne se résume pas à l’organisation d’un scrutin. Elle se mesure surtout à la qualité des débats qui l’ont précédé.
Pourtant, sous nos tropiques, nous faisons face à une démocratie d’apparence. C’est une coquille vide. Le rituel du vote est bien là, mais l’âme même du système, ce fameux mélange de débat contradictoire, de contre-pouvoirs réels et de protection des minorités a été méthodiquement évacuée.
Le constat est sans appel : quand le nombre écrase le droit
Les travaux de psychologie sociale, de Asch à Milgram, soulignent à quel point nous sommes programmés pour le conformisme. Appliqué à la politique, le résultat est brutal : une majorité, même mal informée, finit par imposer des décisions irrationnelles à une minorité éclairée, simplement parce qu’elle détient le nombre Continuer la lecture

Le ministère américain des Affaires étrangères a classé la Mauritanie au niveau 2 dans son rapport 2026 sur la traite des personnes.

Ce samedi 10 octobre 2026 de 12h00 à 14h00, une manifestation regroupant les mouvements des droits humains en Belgique ( IRA BELGIQUE, KAVANA, TPMN, SPD et les autres) devant le parlement européen pour demander la libération des prisonniers d’opinions, les parents des bloggueurs et les lanceurs d’alerte.
Mauritanie : des voix s’élèvent pour réclamer la loi Karama contre les violences sexuelles/
Il est des parcours qui résument à eux seuls une rupture historique. Celui de Habi Mint Rabah en est un. Née dans l’esclavage, libérée en 2008 après plus de trente ans de servitude, engagée ensuite dans la lutte abolitionniste et candidate aux législatives de 2018, elle entre aujourd’hui au Parlement mauritanien, en remplacement de Mariem Samba Dieng.
La confirmation en appel de la décision ayant entraîné la déchéance de deux députées issues du mouvement IRA ouvre une nouvelle séquence politique. Condamnées puis graciées par le président de la République, les deux élues perdent néanmoins leur mandat parlementaire. Une situation qui alimente l’indignation de l’opposition et ravive les interrogations sur la portée politique de cette affaire, à l’approche d’un dialogue national annoncé.
Le Parti de la Rénovation et du Travail Global (RAG) a condamné les mesures prises contre ses deux vice-présidentes, Ghamou Achour Salem et Mariem Cheikh Samba Dieng, les considérant comme une violation des droits et des libertés et soulevant des questions sur le respect des règles juridiques et des institutions constitutionnelles.