Le 25 mars 2026 restera à jamais gravé dans l’histoire. L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé la traite des esclaves africains comme le crime le plus grave contre l’humanité. L’ONU a choisi le 25 mars considéré comme étant la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique pour prendre une telle décision.
Cependant, si la traite transatlantique est relativement bien documentée, il n’en est pas de même pour l’autre traite, celle du monde musulman qui a duré plus d’un millénaire et qui a concerné quelque 8 à 17 millions de personnes.
Dans cet article, BBC News Afrique revient sur ce commerce des humains aussi odieux que la traite transatlantique avec les éclairages d’historiens.

Les arrestations arbitraires et le harcèlement judiciaire visant des militants abolitionnistes suscitent une vive inquiétude en Afrique de l’Ouest et au-delà. En Mauritanie, mais aussi en France, plusieurs défenseurs des droits humains dénoncent une stratégie visant à réduire au silence ceux qui combattent l’esclavage par ascendance. Le cas de Diko Hanoune s’inscrit dans un contexte plus large de pressions exercées contre les voix dissidentes.
L’histoire de l’esclavage n’est pas un passé clos : elle constitue l’une des matrices les plus profondes des inégalités contemporaines. Elle a façonné des hiérarchies raciales, structuré des économies, redessiné des continents et inscrit dans la durée des systèmes de domination dont les effets sont encore visibles aujourd’hui. L’adoption, le 25 mars 2026, par l’Assemblée générale des Nations Unies, d’une résolution qualifiant la traite transatlantique et l’esclavage des Africains de crime le plus grave contre l’humanité, ne relève donc pas d’un simple acte symbolique. Elle marque une rupture dans le récit international dominant, en reconnaissant enfin 
L’arrestation et la détention arbitraire de six membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), organisation mauritanienne engagée dans la lutte contre l’esclavage, dont une journaliste, ainsi que de deux lanceuses d’alerte, constituent des actes de harcèlement judiciaire en lien direct avec la dénonciation d’un cas d’esclavage d’une mineure à Nouakchott. L’Observatoire pour la protection des défenseur·es des droits humains, un partenariat entre la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), condamne ces arrestations et poursuites et appelle à la cessation immédiate de toute forme de répression à l’encontre des défenseur·es des droits humains, en particulier celles et ceux luttant contre l’esclavage en Mauritanie. 
Le Commissaire aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile, M. Sid’Ahmed Ely Benane, a souligné que les droits de l’homme en Mauritanie constituent un choix souverain, fruit d’une volonté nationale forte, d’une constitution garantissant les libertés et d’une vision réformiste progressant sereinement sur la voie d’une réforme cumulative fondée sur l’auto-évaluation, l’ouverture aux partenariats et le renforcement des institutions nationales. 