Messieurs Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram – militants de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) – sont détenus dans une prison isolée en plein désert, dans le grand Nord de la Mauritanie. Ils ne peuvent recevoir de fait aucune visite et sont coupés du monde.
Messieurs Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram sont détenus, depuis le 19 décembre 2016, à la prison de haute sécurité de Bir Moghrein, située à 1 200 km de leur domicile. Auparavant ces membres de l’IRA étaient incarcérés dans la prison de Zouérate, à environ 700 km de leur maison. Continuer la lecture

Monsieur le Président de la République,
L’Association du Barreau Américain, Rule Of Law Initiative (ABA ROLI), a organisé du 24 au 26 mars 2017 à Nouakchott, en partenariat avec l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH), une session de formation au profit des parajuristes sur l’assistance aux victimes d’esclavage et des pratiques esclavagistes. 
La CLTM, comme beaucoup de mauritaniens, a suivi avec intérêt la conférence de presse du Président de la République Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz et espérait qu’elle puisse amener du nouveau devant apporter un apaisement du climat social et améliorer les conditions de vie du peuple mauritanien dans son ensemble.
Le 30 juillet 2016, des membres de IRA-MAURITANIE avaient été injustement arrêtes, détenus, juges sommairement aux termes d’une procédure expéditive, condamnes a des peines privatives de liberté et incarcérés à la Maison d’arrêt de Dar Naim d’abord ensuite à Zouerate, une cité minière aux conditions climatiques très difficiles.
Pour contrecarrer l’exploitation abusive de l’Islam ( religion du juste milieu, de la tolérance, de l’ouverture, de la justice et de l’égalité sociale), par des obscurantistes extrémistes, des jeunes Mauritaniens ont créé à travers les réseaux sociaux, un mouvement dénommé : « Pour une Mauritanie laïque » qui s’affirme de plus en plus.
Les défenseurs des droits humains Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram sont toujours détenus dans un endroit isolé en Mauritanie, quatre mois après leur transfert hors d’une prison de Zouérat.