Le ministère de la Justice a instruit l’administration pénitentiaire de transférer tous les prisonnier de l’IRA, de leur actuel lieu de détention, dans la maison d’arrêt de Dar-Naim à Nouakchott, vers les prisons de l’intérieur du pays. Continuer la lecture
Problème du mariage secret en Mauritanie

Largement pratiqué aujourd’hui dans la société maure, le mariage secret – ou es-siriya – était à l’origine une pratique exclusivement réservée à une certaine catégorie de femmes.
Des femmes généralement âgées de plus de 35 ans, soient veuves ou répudiées et qui possèdent une réputation ou un statut social à préserver. Elles pouvaient ainsi épouser des hommes plus jeunes ou d’une autre caste moins noble que leur sienne, sans s’attirer le rejet de leur communauté. Continuer la lecture
L’impossible unité nationale (Quatrième partie)/Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibacar
L’impossible unité nationale (Troisième partie)/Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibacar

Le 21 février 1966, c’est finalement un dénouement politique qui va faire baisser la tension, sans régler les problèmes de fonds. En effet, ce jour là, le père de la Nation se débarrasse de cinq de ses compagnons jugés extrémistes, dont les deux puissants ministres de son gouvernement, très bons amis, mais ayant deux visions antagonistes de la situation. Il s’agit d’Ahmed Ould Mohamed Saleh, ministre de l’Intérieur qualifié de ministre des arabes, « conservateur mais pas réactionnaire », et de Mohamed Ould Cheikh, qualifié lui aussi de ministre des noirs, « progressiste voire révolutionnaire, trop en avance sur son temps ». Continuer la lecture
L’impossible unité nationale (deuxième partie)/Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibacar
L’impossible unité nationale /Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibacar

Les jalons
La proclamation de la République, à Aleg le 28 novembre 1958, fut le résultat d’un engagement consensuel, solennel et sincère entre toutes les communautés, après des débats houleux mais francs et fraternels dans une ambiance bon enfant, dominée par l’émergence du problème identitaire. Les noirs, minoritaires, voulaient lui donner le nom de la République africaine de Mauritanie pour marquer leur différence, les maures, majoritaires, celui de la République arabe de Mauritanie pour imposer leur hégémonie.

La recrudescence
Un militant anti-esclavagiste mauritanien a dénoncé jeudi à Abidjan « l’esclavage domestique » dans son pays et espère mobiliser les pays d’Afrique noire contre ce qu’il qualifie de « racisme d’Etat ».
Nous ne pouvons pas dire que nous ne savions pas. L’information a fait la une des journaux à travers la planète.
Selon La Lettre du Continent, dans son numéro 736 en date du 7 septembre, le ministre français des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a rédigé une lettre de protestation destinée à son homologue Isselkou Ould Ahmed Izid Bih, après les propos que Mohamed Ould Abdel Aziz a tenus, fin juillet, dans la presse.