Figure emblématique de la lutte contre l’esclavage dans son pays, le Mauritanien Biram Dah Abeid est le fondateur de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), non reconnue par les autorités de son pays.
Parce qu’il espère rallier la société civile et politique africaine à sa lutte, le candidat malheureux aux élections présidentielles mauritaniennes de 2014 a entrepris une tournée qui l’a conduit dans plusieurs pays du continent dont le Mali, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.



Les plus grands dossiers d’esclavage qui ont défrayé la chronique ces dernières années : Affaire Oumoul Khaïry –Atar 2013
Le groupe mauritanien de hip hop en exil, Ewlade Leblade, vient de produire un nouveau clip intitulé « La bande », s’inscrivant dans le cadre de ses sorties artistiques, hostiles au pouvoir du Président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Comment la question de la laïcité est devenue centrale dans le débat national ? Déjà que nous pouvons suspecter qu’elle le soit en France où cette notion est née. Pour résumer et simplifier, il faut rappeler que l’Eglise a longtemps dominé la vie publique, toute la vie publique. L’Etat moderne a dû s’émanciper de cette mainmise pour asseoir la citoyenneté et l’égalité.
Biram Dah Abeid fait partie de la caste des Haratins, des Maures noirs descendants d’esclaves. Il est le premier enfant de sa famille à être scolarisé. Il intègre l’université, où il étudie le droit et l’histoire. Il consacre sa thèse à l’esclavage, une pratique interdite, sans peine assortie, depuis 1981 en Mauritanie, mais toujours répandue dans le pays.
Le président du mouvement abolitionniste IRA non reconnue en Mauritanie, Birame Dah Ould Abeid est en ce moment, à Ouagadougou, la capitale burkinabé, dans le cadre d’une tournée africaine qu’il a menée au Sénégal, au Mali et en Côte d’Ivoire. Le but de cette ronde est selon Birame de dénoncer ce qu’il qualifie de l’esclavage en Mauritanie, précisent des sources.

