
Pietro Bartolo est le médecin-chef de Lampedusa, la petite île italienne qui a accueilli, depuis les années 90, plus de 300.000 migrants, dont une majorité d’Africains. Pas un seul de ceux-ci n’a pu débarquer sur ce confetti posé au beau milieu de la Mer Méditerranée, entre les côtes africaines et l’Italie, sans son autorisation. « Je les ai tous vus, tous secourus d’une manière ou d’une autre, et personne, en vingt-cinq ans, n’a été refoulé de notre île », explique ce gynécologue responsable du centre médical local. Un témoignage bouleversant d’une vie totalement dédiée à « des hommes, des femmes et des enfants qui ont eu l’immense courage de braver la mort, dans le désert et en mer, pour atteindre l’Europe ». Bartolo est devenu célèbre, suite au succès planétaire du documentaire Fuocoammare, Ours d’or au dernier Festival de Berlin et dont il est l’un des grands protagonistes. Après ce film, il a décidé de partager son expérience auprès des migrants à travers un livre – « Larmes de sel. Témoignage d’un médecin de Lampedusa entre douleur et espoir » – dont le point de départ est l’histoire d’un garçon de seize ans sauvé, par miracle, d’un naufrage. Ce garçon c’était lui : Pietro Bartolo.


La violente attaque de trois personnes d’origine congolaise samedi à Tunis a choqué une partie de la population et relancé le débat autour du racisme anti-noir en Tunisie. Contactés par Jeune Afrique, quatre étudiants noirs témoignent.
Compte tenu de nos acquis en matière de développement économique et social, en matière de liberté et de démocratie, mais aussi de nos faiblesses et insuffisances, nos difficultés et manquements conjoncturels, il convient, pour tous les acteurs politiques, pouvoir comme opposition, de se regarder en face pour un examen de conscience en profondeur afin de se donner les moyens de préserver notre pays des dangers qui l’assaillent, de consolider les libertés et la démocratie, de créer un nouvel espoir susceptible de renforcer l’unité nationale et le progrès social.

