Pietro Bartolo, médecin chef de Lampedusa : « Mon témoignage sur l’enfer des migrants africains » De Patrick Ndungidi et Joshua Massarenti

Pietro Bartolo est le médecin-chef de Lampedusa, la petite île italienne qui a accueilli, depuis les années 90, plus de 300.000 migrants, dont une majorité d’Africains. Pas un seul de ceux-ci n’a pu débarquer sur ce confetti posé au beau milieu de la Mer Méditerranée, entre les côtes africaines et l’Italie, sans son autorisation. « Je les ai tous vus, tous secourus d’une manière ou d’une autre, et personne, en vingt-cinq ans, n’a été refoulé de notre île », explique ce gynécologue responsable du centre médical local. Un témoignage bouleversant d’une vie totalement dédiée à « des hommes, des femmes et des enfants qui ont eu l’immense courage de braver la mort, dans le désert et en mer, pour atteindre l’Europe ». Bartolo est devenu célèbre, suite au succès planétaire du documentaire Fuocoammare, Ours d’or au dernier Festival de Berlin et dont il est l’un des grands protagonistes. Après ce film, il a décidé de partager son expérience auprès des migrants à travers un livre – « Larmes de sel. Témoignage d’un médecin de Lampedusa entre douleur et espoir » – dont le point de départ est l’histoire d’un garçon de seize ans sauvé, par miracle, d’un naufrage. Ce garçon c’était lui : Pietro Bartolo.

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Pourquoi le Maroc devrait tendre sa main à la Mauritanie

Pourquoi le Maroc devrait tendre sa main à la Mauritanie

 

 

La tension entre le Maroc et la Mauritanie a atteint des niveaux sans précédents. Bien que les relations entre les deux pays aient été tendues depuis que le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz est arrivé au pouvoir en 2008, les deux pays ont maintenu le statu quo.

Toutefois, un nouveau tournant a été atteint en décembre 2015 lorsque les autorités mauritaniennes ont levé le drapeau mauritanien sur la ville de Lagouira, que le Maroc considère comme faisant partie de sa souveraineté.

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Gambie et RDC : La dictature et la soif du pouvoir affichés par Yahya Jammeh et Joseph Kabila ternissent davantage l’image de l’Afrique

OPINION | Gambie et RDC : La dictature et la soif du pouvoir affichés par Yahya Jammeh et Joseph Kabila ternissent davantage l’image de l’Afrique

 Au vu des atrocités et des barbaries qui se passent de nos jours dans le monde en général et en Afrique en particulier, je ne peux m’empêcher de prendre encore une fois ma plume pour tout d’abord décrire, critiquer, dénoncer, ensuite attirer l’attention de beaucoup de gens sur le climat délétère qui prévaut actuellement dans certains pays dont la Gambie et la République Démocratique du Congo. Une situation on ne peut plus délicate qui pourrait dégénérer d’un moment à l’autre si une solution rapide et efficace n’est pas trouvée.

Au moment où de l’autre bout du monde, un président en plein exercice, conscient de son bilan, décide sagement de ne pas se présenter une seconde fois alors que Continuer la lecture

SENEGAL : Nos gouvernants refusent de réflechir. Pr Alioune Badara et Thierno Yaya BÂ.

SENEGAL : Nos gouvernants refusent de réflechir. Pr Alioune Badara et Thierno Yaya BÂ.

Le continent africain, après la fin de la traite négrière c’est à dire depuis le 19e siècle, n’a pas su se développer. Après la colonisation, les africains continuent de dépendre de l’occident. Les principaux problèmes internes de l’Afrique sont surtout  l’incapacité de nos gouvernants, la crise institutionnelle et surtout la corruption.

La Guinée Bissau est incapable de gérer le problème de la drogue dans son pays. Aujourd’hui, ce pays est devenu la plaque tournante de la drogue. Continuer la lecture

ELOGE DE LA CONTROVERSE par Patrick Kessel, Président du Comité Laïcité République

Critique du livre Vous avez dit laïcité ? Charles Coutel – Jean-Pierre Dubois- Ed du Cerf- nov. 2016

Une bonne controverse vaut toujours mieux qu’une méchante polémique. Il en fut ainsi de la célèbre dispute de Valladolid, Charles Quint convoquant Bartolomé de Las Casas et Juan Gires à débattre afin de savoir quel sort réserver aux Indiens d’Amérique. Continuer la lecture

Racisme en Tunisie : « On nous donne l’impression d’être des sous-hommes »

Racisme en Tunisie : « On nous donne l’impression d’être des sous-hommes » La violente attaque de trois personnes d’origine congolaise samedi à Tunis a choqué une partie de la population et relancé le débat autour du racisme anti-noir en Tunisie. Contactés par Jeune Afrique, quatre étudiants noirs témoignent.

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (APR), Mohamed Ennaceur, a reçu le 27 décembre au Bardo des proches des étudiants congolais agressés au couteau trois jours plus tôt dans le centre-ville de Tunis, condamnant un « acte raciste » et rejetant « toutes les formes de discrimination raciale ». Continuer la lecture

Notre pays à la croisée des chemins/Par Moustapha Ould Abeiderrahmane, Président du Renouveau Démocratique

Notre pays à la croisée des chemins/Par Moustapha Ould Abeiderrahmane, Président du Renouveau DémocratiqueCompte tenu de nos acquis en matière de développement économique et social, en matière de liberté et de démocratie, mais aussi de nos faiblesses et insuffisances, nos difficultés et manquements conjoncturels, il convient, pour tous les acteurs politiques, pouvoir comme opposition, de se regarder en face pour un examen de conscience en profondeur afin de se donner les moyens de préserver notre pays des dangers qui l’assaillent, de consolider les libertés et la démocratie, de créer un nouvel espoir susceptible de renforcer l’unité nationale et le progrès social.

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Carnet de voyage /El Kory Sneiba, depuis Néma

Billet vers Néma

Dimanche vers 8 heures passées. Cap sur Néma. C’est-à-dire, une énième fois sur toute la route de l’Espoir. Le plus long tronçon national, réalisé du temps de feu Moktar Ould Daddah, qui permit de désenclaver plusieurs wilayas du pays, notamment les deux Hodhs, l’Assaba, le Brakna, une partie du Trarza et une partie du Tagant. Contrairement à ce que racontent beaucoup de gens, la route de l’Espoir, construite entre la fin des années 74 et celle des années 77 n’est longue que de

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Autour d’un thé : dérives et risques d’implosion en Mauritanie

Jamais, de mémoire de mauritanien, le pays n’a passé par d’aussi obscurs moments où chacun dit et fait publiquement ce qu’il veut. De tout temps, les Etats (au sens régalien du terme) qui se respectent font dans la mesure, au point que ni le veau ne meurt ni la « Tadit¹ » ne s’assèche. L’expression selon laquelle, fort, l’Etat nous écrase ; faible, nous périssons ; n’a jamais été si à propos.

Logiquement, il est impossible d’être une chose et son contraire. Pourtant, cela semble bien le cas, aujourd’hui, en Mauritanie. L’Etat est parfois très fort et parfois très faible. Fort dans la répression de tous ceux qui ne bénissent pas ses politiques et ses choix. Hommes politiques ou hommes d’affaires. Continuer la lecture

Mauritanie-Sénégal : une guerre froide nécessaire et des intérêts communs permanents à protéger

Mauritanie-Sénégal : une guerre froide nécessaire et des intérêts communs permanents à (...)

Mauritanie-Sénégal : une guerre froide nécessaire et des intérêts communs permanents à protégerPermettez-moi de partager avec vous la réflexion du Pr.Hamahoullah Ould Salem (photo ci-dessus), historien et universitaire, panarabiste engagé, défenseur invétéré de la langue arabe et anti-français notoire.

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