
Jusqu’à peu de temps avant les élections, Ghazouani se complaisait dans la stature d’un homme de l’ombre qui préfère rester isolé tout en jouant, a minima, le rôle de dauphin de Ould Abdel Aziz. Ce statut incertain l’obligeait à ne pas trop s’éloigner du feu des projecteurs.
Aussi, à l’instar de feu Ely Ould Mohamed Vall durant la période Ould Taya, Ghazouani avait eu à éteindre de nombreux incendies durant les deux mandats de son prédécesseur : il en allait de la « balle amie » lors du coup de feu de Tweyla, ainsi que des récriminations de nombreuses personnalités et groupes, quand ils se plaignaient de la désinvolture de Aziz à leur égard, de ses décisions à l’emporte-pièce et de son appétence au sarcasme et à l’irrespect. Continuer la lecture →