Déclaré Persona non grata à Sélibaby, Boghé, Aleg et Boutilimit, Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), indésirable dans son pays et Messie ailleurs, est rentré à Nouakchott, escorté sur plus de six cent kilomètres par une armada de policiers, de gendarmes et de gardes qui se le sont relayés comme une patate chaude.
Esclavage en Mauritanie : « Les autorités sont dans l’hypocrisie et le déni »
Mauritanie : Expulsion de Mmes Foray et Gosse pour recherches sur l’esclavagisme et le racisme
Interview Birame Dah Abeid, président d’IRA : «L’expulsion des deux françaises est une sottise d’Etat »
Mohamed Vall ould Handeya, président du Manifeste des Haratine, dans une interview exclusive: ‘’Par sa politique et ses actes, le gouvernement nourrit l’injustice, la ségrégation et l’exacerbation des tensions communautaires’’

Le Calame : Le 29 avril dernier, le Manifeste des Haratine a célébré son 4e anniversaire, mais en rangs dispersés. Pouvez-vous nous expliquer les raisons ?
Mohamed Vall ould Handeya: Ceci est, en partie, inexact. Ce n’est qu’à Nouakchott que, malheureusement, la célébration du 4ème anniversaire de la proclamation du Manifeste (Al Mithaagh) pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratine au sein d’une Mauritanie unie, égalitaire et réconciliée avec elle-même, s’est faite en rangs dispersés. Par contre, dans les villes de l’intérieur du pays comme Nouadhibou, Zouérat, Atar, Kiffa, R’kiz et Rosso,
Hymne national, drapeau et régionalisation : Pour quels desseins inavoués ?/Par le colonel (E/R) Oumar ould Beibacar

Notre devise doit être corrigée pour mieux répondre aux aspirations de notre peuple. Compte tenu de notre diversité, la chose la plus importante pour notre communauté est sans aucun doute son unité. Cette unité ne peut se fonder que sur l’égalité citoyenne. Cette égalité citoyenne ne peut se concrétiser que par une justice forte, consensuelle et indépendante. On peut donc remplacer notre devise actuelle : Honneur-Fraternité-Justice par une nouvelle devise plus constructive et plus citoyenne: Unité-Egalité-Justice. Cette devise doit être le serment de chacun de nous, le fondement de notre République, l’équilibre indispensable à notre survie, l’idéal qu’il faut défendre coûte que coûte.
Déclaration de solidarité avec Marie Foray, chercheuse en droits humains et Tiphaine Gosse, journaliste
Bruxelles : Marche des anti-esclavagistes de l’IRA
L’esclavage héréditaire en Mauritanie : un phénomène qui gangrène les rapports humains [PhotoReportage]
Un rapporteur de l’ONU évoque la pauvreté « très inégalement » repartie en Mauritanie
La pauvreté en Mauritanie est « très inégalement » repartie en fonction des provinces du pays, selon le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté.
« Le taux national de pauvreté s’élevait à 31% en 2014, mais il atteignait 44,4% dans les zones rurales, contre 16,7% dans les zones urbaines, 74% des pauvres vivant dans les zones rurales », précise Philip Alston, rapporteur spécial de l’ONU. Continuer la lecture

Marie Foray, juriste, et Tiphaine Gosse, journaliste indépendante, ont été expulsées de Mauritanie alors qu’elles travaillaient sur la question de l’esclavage.
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Mauritanie.
Sur sa tournée en Europe et aux USA, sur les projets à venir d’IRA, sur les départs qui ont saigné son mouvement, mais aussi sur le référendum constitutionnel,
Le 28 avril 2017, la direction générale de la sureté nationale convoque Marie Foray, universitaire en droits de l’homme et Tiphaine Gosse, journaliste qui entreprenaient des recherches sur l’esclavage et le racisme en Mauritanie.
Pour la libération de Moussa Ould Bilal Biram et Abdallahi Matala Salek, les militants mauritaniens toujours détenus à la prison de Bir Mogrein alors que leurs compagnons de lutte, arrêtés dans les mêmes circonstances et condamnés aux mêmes chefs d’accusation, ont été libérés en novembre 2016.
Le 10 mai est une journée de souvenir et de réflexion sur la traite, l’esclavage et leur abolition. La France a, depuis 2006, décrété une journée nationale de commémoration de ce fléau qui a sévi, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et en Afrique australe durant plusieurs siècles. Elle reconnaît aujourd’hui, par cette action noble, la traite négrière et l’esclavage comme « crime contre l’humanité ».