2 décembre, Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage : Déclaration de SOS Esclaves Mauritanie

A l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, SOS Esclaves Mauritanie tient à saluer l’engagement, depuis 1995, de ses adhérents et sympathisants, pionniers d’une entreprise encore en état d’inachèvement. Malgré des avancées législatives dès 2005, année de la levée de son interdiction, l’organisation non-gouvernementale continue à déplorer, entres autres obstacles, le faible niveau d’application des lois, le déficit de prise en charge psychologique des victimes et l’absence d’un fonds d’indemnisation, à la gestion duquel devraient participer les contributeurs étrangers. Continuer la lecture

Mauritanie : Sévices sur un descendant d’esclaves, âgé de 13 ans

La révélation du scandale

Mohamed ould Mrazgui, enfant de 13 ans, né de caste servile, a été confié, à une famille de tuteurs, par sa mère Salma mint Salem ; celle-ci habite le village de Aïn Emelline, à 50 km de Boutilimit, chef-lieu du département, dans la région du Trarza, théâtre de dénonciations récurrentes, au motif de pratiques d’esclavage et de radicalisation religieuse. Mohamed devait servir la dame Vatimetou mint Mohamed Yahya ould Tlamid, en contrepartie d’une prime versée à ses propres parents. La ci-devant maîtresse, domiciliée à Nouadhibou, poumon économique de la Mauritanie, le maltraitait et lui faisait subir maints sévices dont des brûlures par couteau incandescent, la bastonnade à vif, l’isolement et les insultes racistes. En vertu de l’on ne sait quelle perversion, elle le contraignait à porter des tenues féminines, comme l’atteste une vidéo sur les réseaux sociaux. Continuer la lecture

Mauritanie : le président annonce l’octroi d’une indemnité d’encouragement pour les enseignants

Le président mauritanien Mohamed O. Cheikh El Ghazouani a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une augmentation des salaires d’un montant de 20.000 MRO en faveur de tous les fonctionnaires et agents de l’état, civils et militaires pour compter du 1er janvier 2023. Continuer la lecture

Festival de Teichtaya : les ressortissants de la Chemama se mobilisent

Teichtaya (département de Tékane) va abriter en décembre prochain un festival culturel  placé sous le thème du ‘’renforcement de la cohésion sociale au service du développement local’’. L’annonce en a été faite par le comité d’organisation, lors d’une rencontre tenue, vendredi après-midi 25 novembre, dans un réceptif hôtelier nouakchottois. Continuer la lecture

Passions d’enfance : Avant de tout oublier (3) / Par Ahmed Salem Ould El Mokhtar (Cheddad)

« Hayet Laabid ou Aabid Badhi »

Nos parents dont le nom est intimement lié au point d’eau Badhi, vont émigrer plus tard au sud dans la zone du lac Rkiz. On ne connaît pas grand-chose des vraies raisons de cette émigration. Les considérations économiques devraient y avoir la part du lion. La nécessité de s’éloigner de leurs maîtres avait dû aussi compter. Continuer la lecture

[Réédition] L’identité haratine

Le mot Haratine, en Hassania (dialecte arabo-berbère), signifie affranchis de l’esclavage maure. Mais dans les faits, il y a très peu d’esclaves réellement affranchis. L’affranchissement, chez  les Maures, ne se traduit pas par une rupture avec l’esclavage mais sa continuation sous d’autres formes. C’est ainsi que, dans les faits et les représentations, les Haratine demeurent esclaves [1]. Continuer la lecture

La Mauritanie n’a pas besoin d’un « numéro vert pour dénoncer les cas d’esclavage » mais plutôt des structures d’accueil pour les victimes

Gaëlle Laleix de la rédaction Afrique RFI avait publié le 16 novembre 2022, l’information « qu’un numéro vert a été ouvert en début de semaine pour dénoncer les cas d’esclavage à l’initiative de la CNDH, la Commission nationale des droits de l’Homme. Elle mène une caravane, « Esclavage Tourner la page », dans tout le pays pour sensibiliser les populations à cette question. » Lien source : https://www.rfi.fr/fr/afrique/20221116-en-mauritanie-un-num%C3%A9ro-vert-pour-d%C3%A9noncer-les-cas-d-esclavage Continuer la lecture

Passions d’enfance : avant de tout oublier (2) / Par Ahmed Salem Ould El Mokhtar (Cheddad)

De la brutalité d’un chef traditionnel

On raconte, qu’au début du 20e siècle, une altercation avait opposé mon grand-père Elbou Ould Ahmed Salem dit Bou à Ahmed Bazeid, le chef général des Oulad Sid El Falli. Ce chef est connu pour sa sévérité même à l’égard de ses propres cousins. Fuyant sa brutalité il serait, selon des dires, à l’origine de leur adhésion massive à une branche conservatrice de la Tijania. C’était au cours d’une réception, organisée dans notre campement, en l’honneur d’une délégation de marque, comprenant le commandant français, résidant à Mederdra, et Ahmed Bazeid. Continuer la lecture