
Daddë Mint Abdelahi Ould Iswaïle a rendu son dernier souffle le 23 novembre 2023 à Nouakchott. Née en 1962, elle avait atteint l’âge de 61 ans. Elle était la progéniture de Abdelahi Ould Iswaïle et Aminetou Mint El Maäloum Ould Nouweïguih.
D’une nature profondément humaniste, elle assumait avec dévouement la charge de prendre soin de l’ensemble de la famille élargie. Son engagement dans cette tâche était infini. La perte que nous venons de subir est immense.
En cette période douloureuse, ma famille et moi-même souhaitons exprimer nos condoléances les plus sincères aux familles suivantes :
- La famille Ehel Iswaïle
- La famille Ehel Youssouf
- La famille Ehel Maäloum Ould Nouweïguih
- La famille Ehel Ciré
- La famille Ehel Cheine
Nous tenons à exprimer notre gratitude et notre reconnaissance envers l’ensemble de la communauté de Oulad Aïd à Nouakchott qui a prié pour notre sœur et a pris en charge le transport de son corps jusqu’à son lieu de repos éternel au cimetière de Tékane. Nous remercions également les habitants d’Oumou El Ghoura de s’être joints au recueil de la défunte.
Que l’âme de Daddë repose en paix.
Inna lillah wa inna ilayhi raaji’uun
إِنَّا لِلَّٰهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ
La famille Ould Ciré à Paris


À quelques semaines de l’échéance fatidique, la mobilisation contre l’enrôlement jugé « discriminatoire » et « raciste » ne faiblit pas. Jeudi 9 Novembre à Nouakchott, devant le centre d’enrôlement de la Polyclinique, et un peu partout à l’étranger, des activistes se sont réunis pour alerter sur les artifices utilisés dans les centres d’enrôlement pour empêcher les populations de s’inscrire : absence de réseau Internet ou des cadis dans les tribunaux départementaux, jugements non conformes, centres fermés…


Dans une session organisée le mardi 7 Novembre 2023, la Cour spéciale chargée de juger les crimes d’esclavage de Néma a rendu trois verdicts dans des affaires où des mauritaniens étaient accusés de pratiques esclavagistes. Pour deux de ces dossiers (RP 022/93 et 022/94), le tribunal a décidé de les renvoyer pour complément d’informations. Pour le troisième (RP015/33),qui avait déjà fait l’objet d’un jugement en 2015, la cour a accepté, dans la forme, l’opposition présentée par l’avocat de la défense mais condamné néanmoins l’accusé Itewel Oumrou ould Eyde à une peine de dix ans de prison dont sept fermes, assortie d’une amende de 200.000 MRU. Le tribunal a aussi émis un mandat d’arrêt à l’encontre de celui-là absent à l’audience. Selon maître Fall Abdel Aziz, avocat constitué par l’organisation SOS Esclaves en tant que partie civile : « C’est vraiment regrettable que les accusés ne soient jamais présentés devant les juridictions sous prétexte qu’ils sont introuvables, alors que je suis sûr qu’ils rôdent dans les parages et qu’aucun effort n’a été fait pour les retrouver »