« Entre déni officiel et procès sans présence des accusés ni des victimes, la loi contre l’esclavage en Mauritanie est faite uniquement pour la politique extérieure, malgré la batterie juridique et institutionnelle qui l’accompagne ».
Ce sentiment de frustration et de colère a marqué la conférence de presse des avocats de SOS Esclaves, animée vendredi 27 novembre 2020 à Nouakchott C’est un ras-le-bol face à la gestion hypocrite et peu sincère de la Continuer la lecture

La gendarmerie a commencé à enquêter sur le dossier des manifestants soumis à des tortures systématiques au Tiris Zemmour dans le nord du pays.
La langue de Molière n’a pas le vent en poupe en Mauritanie. Il y a lieu de souligner d’emblée que, dans ce pays qui a donné du fil à retordre aux colons, la langue française est plus que partout ailleurs l’objet de toutes les récriminations, aussi bien de la part de l’élite que d’une population savamment montée contre elle.

« Inal », « veuves », « pendaisons ». Depuis 30 ans, ces mots résonnent au son de la fanfare des défilés militaires du 28 novembre, date de l’indépendance de notre pays. 30 ans que cela dure. 30 ans que le même scénario se répète.

La police mauritanienne a libéré dimanche 30 novembre les 42 personnes arrêtées la veille à Nouakchott, au cours de manifestations de veuves et d’orphelins demandant justice pour les victimes d’affrontements entre 1989 et 1991, a indiqué Dia Alassane, co-organisateur de la marche.
Nous avons accompagné, samedi 28 novembre, une manifestation organisée par un groupe de défenseurs des droits de l’homme qui voulaient marquer leur tristesse au souvenir de leurs pères, frères ou fils de victimes connu sous le vocable « événements de 1990 et 1991 ».
La chambre criminelle du tribunal de la wilaya de Nouakchott Nord vient de condamner cinq présumés accusés du viol suivi de meurtre de Moyma Mint Mohamed Amar (27 ans), perpétré à Dar Naim au soir du 04 septembre, à la perpétuité.