
Avertissement – Après avoir commencé de publier les entretiens qui en 2001 m’ont mis à jour sur l’évolution du pays depuis le putsch de 1978 et sur les prodromes de celui-ci, Le Calame va reprendre la publication des documents diplomatiques français tant sur la période fondatrice de 1960 à 1978 en politique surtout intérieure que sur la question et la guerre du Sahara. Mais la meilleure réintroduction à celles-ci est le mémoire soutenu par la Mauritanie devant la Cour internationale de Justice en 1975. C’est aussi un rappel de l’histoire nationale avant l’arrivée des Français et leur prise de possession. Feu Mohamed Ould Maouloud Ould Daddah m’a fait la confiance et l’honneur de me dire en 2003-2005 les résultats de cette recherche sur ces antécédents. Je m’acquitterai bientôt de ce devoir – avec un grand retard que je prie sa belle mémoire de me pardonner. Ce mémoire établissant juridiquement la Mauritanie chez elle dans la possession espagnole, fait partie de cette œuvre publiée posthume.


Aujourd’hui (19 mai), des dizaines de personnes manifestaient à Bruxelles contre l’esclavage pratiqué en Mauritanie. L’occasion de se pencher sur un fait de société encore tristement d’actualité. Sous des formes qui évoluent avec le temps.

La nouvelle campagne mondiale d’Amnesty International « Osons le courage », lancée ce mardi à Dakar, vise à mettre un coup d’arrêt aux attaques dont sont victimes les défenseurs des droits humains en Afrique de l’Ouest et du Centre, où 271 manifestants ont été tués depuis 2014.
Déclaré Persona non grata à Sélibaby, Boghé, Aleg et Boutilimit, Birame Dah Abeid, président de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), indésirable dans son pays et Messie ailleurs, est rentré à Nouakchott, escorté sur plus de six cent kilomètres par une armada de policiers, de gendarmes et de gardes qui se le sont relayés comme une patate chaude.

Le 10 mai est une journée de souvenir et de réflexion sur la traite, l’esclavage et leur abolition. La France a, depuis 2006, décrété une journée nationale de commémoration de ce fléau qui a sévi, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et en Afrique australe durant plusieurs siècles. Elle reconnaît aujourd’hui, par cette action noble, la traite négrière et l’esclavage comme « crime contre l’humanité ».
La pauvreté en Mauritanie est « très inégalement » repartie en fonction des provinces du pays, selon le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté.