
Quel rapport le groupe fondateur de Tokomadji avait-il avec le courant nationaliste arabe et comment s’était opérée sa mutation en mouvement démocratique mauritanien ? La question m’a été posée par Abdelkader Ould Mohameden tant que membre du groupe fondateur de Tokomadji. Je lui ai répondu comme suit :« À l’époque, les nationalistes arabes, même en Égypte, étaient organisés dans des structures complètement clandestines. Ils considéraient l’Égypte et sa révolution comme la Kaaba de la liberté, en dépit des poursuites et de la répression féroce dont ils faisaient l’objet de la part de l’État nassériste égyptien.
Sur le plan idéologique, nous étions liés aux dirigeants de ce courant à travers un périodique intitulé « Elhouriya » (la liberté) installé à Beyrouth, en plus d’autres liaisons clandestines par l’intermédiaire des camarades, via le mouvement général des nationalistes arabes. Continuer la lecture

Q: La question du passif humanitaire piétine depuis le départ de Sidi Ould Cheikh Abdallahi du pouvoir. Cette mise au frigo ne risque-t-elle pas de raviver un activisme dont le régime actuel peut se passer ?
Le 29 janvier dernier, devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre mauritanien Mohamed Ould Bilal, a laissé entendre que le gouvernement était ouvert à l’idée d’organiser une grande concertation nationale.
La Mauritanie à travers la médiocrité des gouvernants a battu tous les records. Après celui de la corruption et de la criminalité, ce pays figurera désormais au Guinness Book des records pour le tabassage organisé et violent de ses propres citoyennes.
Dans un communiqué rendu public ce dimanche 7 février 2021, le Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratines, créé en 2013, condamne avec force «les violences perpétrées par les forces de l’ordre contre les femmes du village de Tivirit » situé à 25 km de Nouakchott. 
C’est mardi 19 janvier 2021, que la Mauritanie a signé son passage devant les 47 membres du Comité des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, à l’occasion du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU).
L’ex-président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz revendique une immunité absolue. Un principe fondamentalement antidémocratique car il consacre une hiérarchie entre citoyens du même pays et une inégalité devant la loi.