Après le colloque du Centre Maghrébin d’Études Stratégiques du 31 janvier 2026 : au-delà des séquelles de l’esclavage, quelques mises au point s’imposent.

Le thème du colloque organisé par le Centre Maghrébin des Études Stratégiques le samedi 31 janvier 2026 — « Les séquelles de l’esclavage en Mauritanie : entre les exigences du développement et instrumentalisation politique » — soulève d’emblée de nombreuses interrogations. Pourquoi parler de « séquelles de l’esclavage » plutôt que de la « question de l’esclavage » ? Pourquoi évoquer « instrumentalisation politique » plutôt que les faillites des systèmes politiques ?

L’exposé introductif du président du centre laisse transparaître quelques éléments de réponse significatifs, malgré une approche qui se veut « scientifique » et une « objectivité » pour le moins mal assumée. Il a dressé un tableau alarmiste, passant en revue les faillites des politiques socio-économiques des différents systèmes et mouvements politiques, avant de conclure sur l’instrumentalisation de la question de l’esclavage par les régimes en place, par les « défenseurs de la cause » (أصحاب القضية) ainsi que par certaines instances internationales. Continuer la lecture

[Rapport] ONU Conseil des droits de l’homme : Examen périodique sur la Mauritanie

M. Samory Bèye, SG de la CLTM et nouveau président du pôle de l’opposition

M. Samory Bèye, SG de la CLTM et nouveau président du pôle de l’opposition: Le Calame — Vous venez d’être désigné nouveau président du pôle de l’opposition. Que représente pour vous ce choix ?

Samory Bèye : Ce choix représente, pour moi, un honneur, mais aussi une charge énorme et très pesante, dans un contexte très sensible, lourd de défis majeurs à relever. Comme vous le savez, il s’agit des grandes Continuer la lecture

Nouveau souffle : La « corruption populaire »… la « corruption législative »… la « corruption officielle », La trilogie de la ruine nationale

La corruption dans notre pays n’est pas un simple comportement isolé ni l’œuvre de quelques individus dispersés ; elle est devenue — hélas — un système social, culturel, législatif et officiel, dont les composantes se nourrissent mutuellement, jusqu’à former trois niveaux étroitement imbriqués :

Continuer la lecture

Condoléances à la famille de Monsieur Gaye Bakhayokho

Suite à une longue maladie, M.Gaye Bakhayokho nous a quittés ce mardi 6 janvier 2026 à Montfermeil (département 93, France).

J’ai connu le défunt en 1990 quand nous habitions au quartier de la Forestière à Clichy-Sous-Bois. Nous avons toujours entretenu des relations amicales. Notre appartenance au même pays, la Mauritanie, nous a toujours rapprochés. Il me racontait souvent son séjour en France. Il est arrivé assez jeune en France et il a travaillé jusqu’à l’âge de la retraite dans ce pays.

Nous adressons nos condoléances les plus sincères et les plus attristées à sa famille nucléaire et sa famille élargie.

Inna lillah wa inna ilayhi raaji’uun
إِنَّا لِلَّٰهِ وَإِنَّا إِلَيْهِ رَاجِعُونَ

Famille Ould CIRE

Clichy-Sous-Bois (Paris), 09/01/2026

Diko Hanoune a été primé par l’association l’entente de Diaguily en France.

Je remercie Memouké Kofo, son président Moustapha Bakayoko, tous les militants et militantes de cette association. Je remercie nos braves mères, sœurs et femmes qui se sont activées durant tout l’événement qui a été une totale réussite.

Je viens de la ville de Lyon avec le doyen Fodié Bouna Bakayoko vice-président de Lyon Ganbanaaxu à qui je tire mon chapeau.

Je remercie Coulibaly Bakary président de la commission culturelle de Memouké Kofo.

Je remercie Ganbanaaxu Feddé Mauritanie; Mali; Sénégal; Gambie; les deux Guinées et toute l’Afrique l’ouest. Continuer la lecture

Khaled Esseissah à propos des saints soufis musulmans réduits en esclavage dans le Sahara du XIXe siècle

 

Khaled Esseissah  (Georgetown) s’entretient avec Moses Ochonu au sujet de la vie de Bilad Ould Mahmud, un musulman saharien réduit en esclavage au XIXe siècle , dont les miracles, la poésie et la récitation du Coran lui valurent d’être considéré comme un saint soufi sans appartenir à un ordre soufi. Les travaux d’Esseissah remettent en question les récits historiques établis concernant les liens entre autorité spirituelle, race et esclavage dans la société saharienne-mauritanienne.

L’article d’Esseissah , intitulé « Saints soufis musulmans réduits en esclavage dans le Sahara du XIXe siècle : la vie de Bilal Ould Mahmoud », paraît dans le numéro de novembre 2021 du Journal of African History

Source : Le podcast du Journal Africain