Le Calame : Vous êtes à la tête de l’ONDFF, créé, il y a 2 ans. Pouvez-vous nous dire les raisons qui ont présidé à la création de cet organisme ? Quelle est sa mission principale ?
Madame Mehla Mint Ahmed : Tout d’abord, je remercie le journal Le Calame pour l’intérêt qu’il porte à l’ONDFF, et notamment aux questions liées aux Droits des Femmes en général, et particulièrement à la violence à l’égard des femmes et des filles.
L’ONDFF a été créé par décret numéro 140 du 3/11/2020 après plus de 10 ans de tracasseries et tergiversations en tout genre, entre le gouvernement et les partenaires au développement, en vue de créer cette institution spécifiquement dédiée à la défense et à la promotion des Droits des femmes et des filles.
Cette institution était fortement attendue et souhaitée par toutes les Femmes, compte tenu du retard important de notre pays en matière d’équité, d’égalité entre les hommes et les femmes, d’autonomisation, de participation politique des femmes… , dans une société patriarcale, sans réglementation particulière en la matière, marquée par la quasi impunité des auteurs de crimes de violences à l’égard des femmes et des filles. Continuer la lecture

Pour Maître El Id Mohameden M’Bareck, député RFD à l’Assemblée Nationale, « la Mauritanie traverse une crise multidimensionnelle dont la solution ne pourrait se trouver qu’à travers un dialogue national inclusif ». Entretien…
Depuis l’accord intervenu entre le ministère de l’Intérieur et les partis politiques pour préparer des élections consensuelles et inclusives, on n’a presque pas entendu la voix de la Société civile. Comment avez-vous accueilli cet accord ?
Mme Coumba Dada Kane, députée à l’Assemblée nationale : « Le régime a fait un grand bond en arrière pour en finir définitivement avec le projet de débat national »
« C’est l’AVOMM qui a fait une proposition à son nom sans passer par le comité de pilotage du CCRM d’une part et d’autre part c’est une partie du collectif des Veuves qui a malheureusement fait plus confiance à d’autres personnes n’appartenant pas au CCRM ».
Le Calame : Votre organisation a célébré, le 6 Mars, la Journée nationale de lutte contre l’esclavage. Quelle est la signification de cet évènement ? Quels sont les actes qui l’ont marqué ? 
Le cadre de concertations des ONG de défense des droits de l’Homme a célébré, il y a quelques semaines, la Journée internationale des droits de l’Homme sous le thème : « Égalité et non-discrimination ». Quelle est la pertinence de ce choix dans le contexte actuel du pays ?
Des concertations politiques pourraient avoir lieu sous peu entre la majorité et l’opposition. Pourquoi y aller maintenant, selon votre Mouvement ?