Le président du mouvement abolitionniste d’Ira, Biram Dah Abeid, n’est pas allé par quatre chemins à l’occasion d’un entretien avec Le Monde Afrique accusant l’Ue, les Usa et l’Ua d’apporter leurs soutiens au régime « esclavagiste» en Mauritanie.Selon le président d’Ira, qui évoquait sa tournée dans certaines capitales africaines, le régime « d’apartheid implanté en Mauritanie » bénéficierait de l’appui économique de l’Union Européenne, l’appui militaire des Etats Unis et diplomatique de l’Union africaine.
Le président d’Ira reconnait néanmoins que l’Ue et les Usa dénoncent du « bout des lèvres ce qui se passent en Mauritanie». Par contre, Biram Dah Abeid qui accuse les africains d’un « silence complice » exhorte à sa fin.
Source : Mauriweb (Mauritanie)

Le sénateur de M’Bout, Youssouf Sylla a exigé, ce samedi 8 octobre, à Dakar la libération sans condition des 13 abolitionnistes, condamnés en août dernier à différentes peines par la Cour criminelle de Nouakchott et présentement détenus à la prison de Zouérate.
Au cours des multiples contacts que nous avons eu ces dernières années au sujet des questions d’intérêt national, y compris celles relatives à la constitution, le Président de la République nous a toujours assuré qu’il ne cherchera pas à apporter des modifications constitutionnelles lui permettant de briguer un 3ème mandat.
![La police réprime la marche de IRA [PhotoReportage]](http://www.cridem.org/media/photos/photo/IRA_101016marc3.jpg)
Ce lundi 10 octobre sera-t-il de tous les dangers ? Le pouvoir reviendra-t-il à de meilleurs sentiments ? Après une longue trêve, les sympathisants et membres du mouvement abolitionniste projettent d’organiser, ce lundi, une marche populaire et pacifique exigeant la libération immédiate et sans condition de 13 de leurs camarades et des 7 habitants d’Edebaye Bouamatou, condamnés en août dernier, à différentes peines et présentement incarcérés à la prison de Zouérate.
Biram Dah Abeid est mauritanien, descendant d’esclave. Il mène depuis des années un combat contre l’esclavage moderne dans son pays. Un engagement qui lui a valu d’être incarcéré à plusieurs reprises.Au sein de son ONG, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), organisation interdite par les autorités, il mène des campagnes de sensibilisation à travers la Mauritanie. Aboli en 1981, l’esclavage marque encore profondément la société mauritanienne où une partie de la minorité arabo-berbère exploite toujours les Haratines, descendants d’esclaves.L’ancien candidat à la présidentielle mauritanienne dénonce « l’indignation sélective » des Etats africains qui continuent de soutenir l’Etat mauritanien, un « régime d’apartheid » selon lui.
Il ne fait aucun doute que le lancement du Dialogue National à Nouakchott, depuis lundi dernier, constitue un évènement important pour les forces vives de la Nation.Ce dialogue permet à des partis politiques, aussi bien de la Majorité que de l’Opposition, ainsi qu’à des activistes de la société civile et des personnes indépendantes, d’échanger leurs opinions sur les différents problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels du pays.

Il y a quelques jours, des organisations de soutien aux militants des droits de l’homme en Mauritanie ont organisé à Paris des manifestations. En l’occurrence des marche et sit-in devant l’ambassade de la République islamique de Mauritanie en France. Et cela pour exiger la libération des détenus d’opinion qui croupissent en prison.