Marie Foray, juriste, et Tiphaine Gosse, journaliste indépendante, ont été expulsées de Mauritanie alors qu’elles travaillaient sur la question de l’esclavage.
Le 28 avril, le général mauritanien Mohamed Ould Meguett, directeur général de la sûreté nationale, après nous avoir déclaré qu’« il n’y a pas d’esclavage en Mauritanie », a exigé que Tiphaine Gosse, journaliste, et moi-même, Marie Foray, juriste, quittions immédiatement la Mauritanie afin de nous empêcher de poursuivre nos investigations sur les questions de l’esclavage et du racisme en Mauritanie.

L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme, partenariat de la FIDH et de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), vous prie d’intervenir de toute urgence sur la situation suivante en Mauritanie.
Sur sa tournée en Europe et aux USA, sur les projets à venir d’IRA, sur les départs qui ont saigné son mouvement, mais aussi sur le référendum constitutionnel,


Le 28 avril 2017, la direction générale de la sureté nationale convoque Marie Foray, universitaire en droits de l’homme et Tiphaine Gosse, journaliste qui entreprenaient des recherches sur l’esclavage et le racisme en Mauritanie.
Pour la libération de Moussa Ould Bilal Biram et Abdallahi Matala Salek, les militants mauritaniens toujours détenus à la prison de Bir Mogrein alors que leurs compagnons de lutte, arrêtés dans les mêmes circonstances et condamnés aux mêmes chefs d’accusation, ont été libérés en novembre 2016.
Le 10 mai est une journée de souvenir et de réflexion sur la traite, l’esclavage et leur abolition. La France a, depuis 2006, décrété une journée nationale de commémoration de ce fléau qui a sévi, en Afrique de l’Ouest, en Afrique centrale et en Afrique australe durant plusieurs siècles. Elle reconnaît aujourd’hui, par cette action noble, la traite négrière et l’esclavage comme « crime contre l’humanité ».
La pauvreté en Mauritanie est « très inégalement » repartie en fonction des provinces du pays, selon le rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme et l’extrême pauvreté.