Khaled Esseissah à propos des saints soufis musulmans réduits en esclavage dans le Sahara du XIXe siècle

 

Khaled Esseissah  (Georgetown) s’entretient avec Moses Ochonu au sujet de la vie de Bilad Ould Mahmud, un musulman saharien réduit en esclavage au XIXe siècle , dont les miracles, la poésie et la récitation du Coran lui valurent d’être considéré comme un saint soufi sans appartenir à un ordre soufi. Les travaux d’Esseissah remettent en question les récits historiques établis concernant les liens entre autorité spirituelle, race et esclavage dans la société saharienne-mauritanienne.

L’article d’Esseissah , intitulé « Saints soufis musulmans réduits en esclavage dans le Sahara du XIXe siècle : la vie de Bilal Ould Mahmoud », paraît dans le numéro de novembre 2021 du Journal of African History

Source : Le podcast du Journal Africain

Misère de la pensée politique en Mauritanie : personnalisation, médiatisation et déclin, des analyses structurelles

Entretien avec le Professeur Lô Gourmo Abdoul, membre du collectif des avocats de la partie civileIl n’y a plus Cent fleurs qui s’épanouissent
ni Cent écoles qui rivalisent chez nous.

Depuis plusieurs années, l’analyse politique en Mauritanie tend à se réduire à une seule fleur fanée et à une seule école branlante : presque exclusivement la lecture personnalisée du pouvoir. Les débats publics, médiatiques et même académiques se focalisent de manière privilégiée sur Continuer la lecture

Aperçu général sur l’expérience du Mouvement National Démocratique (MND) en Mauritanie

Ahmed Salem Elmoctar-Cheddad répond à l'UFP : ''Une attaque de l'ennemi est une bonne et non une mauvaise chose'', dixit Mao Tsé-Toung | Le calameL’insoumission et le harcèlement continu des tribus maures seront les facteurs déterminants dans l’accélération de l’occupation coloniale française au début du 20e Siècle.

Cette occupation réalisa également un autre objectif non moins important : la jonction des colonies françaises du nord et du sud du grand désert du Sahara occidental séparant l’Afrique du nord de l’Afrique au sud de ce grand espace saharien. Continuer la lecture

Mobilisation de Ganbanaaxu Catalogne le 1er janvier 2026

Une nouvelle année qui commence par une mobilisation dynamique des abolitionnistes et militants des droits humains. Nos échanges ont été très riches, essentiellement sur nos préoccupations à éradiquer définitivement l’esclavage par ascendance et ses séquelles très vivaces dans nos villes, villages, mœurs, coutumes et US. Malheureusement, ces mauvaises coutumes sont exportées un peu partout dans le monde par l’immigration en masse. Continuer la lecture

Vœux de nouvel an

A.H.M.E. vous souhaite une excellente année 2026 !

Que cette nouvelle année soit porteuse de justice, de solidarité et d’espoir.
Nous remercions sincèrement nos internautes ainsi que l’ensemble des défenseurs des droits humains pour leur engagement.

Quand le progressisme oublie l’esclavage : le Mouvement national démocratique (MND) et la question haratine

J’ai découvert la révolution de 1968 alors que j’étais élève au lycée de Rosso, ancien collège Xavier COPPOLANI, du nom d’un administrateur colonial. À cette époque, l’effervescence gagnait même les lieux les plus inattendus : les élèves se retrouvaient dans un hangar, non loin du lycée, servant habituellement à la vaccination du bétail. Des tribunes y étaient improvisées, et des étudiants venus de l’Université de Dakar s’y succédaient pour prendre la parole. Ils animaient les rencontres, tenaient des réunions et exposaient des lectures marxistes qui nourrissaient les débats.

Dans cette assemblée, la majorité des intervenants étaient maures et halpulaar. Les Soninké y étaient peu nombreux, tandis que les Wolof et les Haratine y étaient totalement absents. Cette configuration ne manquait pas de susciter des interrogations. Si la faible représentation des Wolof pouvait s’expliquer par leur poids démographique limité en Mauritanie, l’absence des Haratine renvoyait à une réalité plus profonde : une société encore marquée par l’esclavage, qui entravait leur accès à l’éducation et au savoir. Continuer la lecture

Communiqué IRA-Mauritanie : Menaces à l’encontre de Biram Dah Abeid

Peut être une image de texte qui dit ’Pour une Mauritanie juste. IRA MAURITANIE’

INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE
COMMUNIQUÉ

Nous portons à la connaissance des organismes des Nations unies, de l’Inion Africaine, de l’Union Européenne et des mécanismes internationaux de protection des droits de l’homme, ainsi que de l’opinion publique nationale et internationale, des faits d’une extrême gravité susceptibles de mettre en danger la vie d’un défenseur des droits humains, une personnalité publique de taille, et la stabilité de notre pays. Continuer la lecture

Autorité ou autoritarisme en Mauritanie. Ultime appel au Président Ghazouany.

Autorité ou autoritarisme : un débat au cœur de la gouvernance en Mauritanie. Cette confusion entre autorité et autoritarisme mérite d’être clarifiée.

En Mauritanie, la question de la gouvernance revient avec insistance. Face aux défis sécuritaires, économiques et sociaux, certains faucons de la politique mauritanienne appellent à un pouvoir plus dur, estimant que l’autoritarisme garantirait l’ordre et l’efficacité. Les entraves à la liberté d’expression, l’injustice et le deux poids deux mesures dans les décisions judiciaires, administraves et politiques sont légion pour le confirmer. Heureusement il y’a tous ces partisans de l’autorité qui font contre poids à ces faucons et qui estiment que l’autorité est d’abord une question de légitimité. Elle s’exerce dans le cadre des lois et des institutions, et repose sur la confiance des citoyens. Un État fort n’est pas nécessairement un État qui réprime, mais un État qui fait respecter les règles tout en protégeant les droits. Continuer la lecture

L’UNITE NATIONALE EN FRANÇAIS FACILE.

L’interminable débat autour de l’unité nationale se poursuit dans une Mauritanie à la croisée des chemins.
Ceux qui défendent que l’arabe soit la langue de ciment entre les composantes du pays comme le fût la langue française, pourraient avoir raison s’ils avaient pris le temps  » d’arabiser » intelligemment l’administration.
 » arabiser » intelligemment l’administration signifie se concerter avec la minorité « négro-mauritanienne »( la majorité est arabe, haratines + maures)pour préserver son droit à la différence.
Seulement et maladroitement une partie de l’élite maure impose la langue arabe à monsieur tout le monde, y compris à l’élite francophone maure, comme s’il n’existait pas de communauté non arabe dans ce pays. Continuer la lecture