En analysant un tant soit peu sa situation sociale, économique et politique, on doit admettre que la Mauritanie a été rattrapée par l’ampleur et la cruauté de son passé esclavagiste. La voici en effet étiquetée comme le dernier bastion de l’esclavage traditionnel au 21ème siècle. Pourquoi n’avons-nous pas pu éviter ce discrédit moral et ce déséquilibre social aussi singulier que conflictuel ? C’est qu’au-delà de la mauvaise volonté politique, on n’a pas réalisé la complexité, la gravité, l’ampleur et la singularité de cette pratique, sous-estimant son impact sur la citoyenneté, la république et la démocratie ; en somme, sur le fonctionnement de notre État, dans tous ses détails. Se déciderait-on enfin à y porter une réelle attention ? Il nous faudra alors commencer par analyser les fondements de cette tradition dont les effets nous poursuivent comme une fatalité et nous valent de rester bloqués, encore aujourd’hui, à la croisée des chemins.
L’esclavage qu’a connu l’Humanité est une pratique sociale qui permettait Continuer la lecture


Ce matin, à l’aube, mardi 25 juin 2024, à 5h du matin, Lemrabot Mahmoud reçoit un appel téléphonique du gendarme Chekroud qui lui demande de lui indiquer son domicile ce que fit Lemrabot Mahmoud. Aussitôt, Lemrabot avisa son épouse que les gendarmes sont en route pour l’arrêter.