
Je commence par remercier la Coordination Maghrébine des Organisations des Droits Humains qui regroupe 26 associations de l’Algérie, Maroc, Tunisie, la Libye et la Mauritanie. Je remercie en particulier notre frère et ami Ayad Ahram. Je vous demande de l’applaudir pour les efforts énormes qu’il a déployés pour la réussite de cette rencontre.
Je m’appelle Hanoune Ould Oumar dit Diko, secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E). Cette association a été créée en 2001 par un groupe de personnes autour du Dr Mohamed Yahya Ould CIRE, qui en est le président. Ce dernier a écrit deux ouvrages sur la question de l’esclavage en Mauritanie. Le premier est la soutenance d’une thèse à l’université Paris II intitulée “L’abolition de l’esclavage en Mauritanie et les difficultés de son application”, soutenue en 2006. Cette thèse a été publiée par l’ANRT (Agence Nationale de reproduction des thèses), institution publique française en 2008. Le second est un livre dont le titre est : “La Mauritanie ; Entre l’esclavage et le racisme” édité à l’Harmattan en 2014. Ce livre a été traduit en arabe en 2019.
AHME est une association des droits de la personne à caractère non ethnique et non racial. AHME possède un site (https://haratine.com/ ) et un blog (https://haratine.blogspot.com/ ). Continuer la lecture


Les meurtres de Soufi Cheine en Février dernier, ceux d’Oumar Diop, le 29 Mai à Nouakchott, et de Mohamed Lemine, le lendemain à Boghé, révèlent un profond malaise au sein de la société mauritanienne. Non seulement en ce que les rapports entre la police et, plus généralement, les forces de l’ordre se sont fortement dégradées, mais aussi qu’au sein de la communauté nationale, l’indignation soit devenue si sélective. Lors de l’assassinat de l’activiste Soufi au commissariat de Dar Naïm 2, on avait pourtant observé une mobilisation générale des associations de défense des droits de l’Homme, hommes d’affaires et acteurs politiques, sans distinction d’ethnie. Pour enrayer la grogne qui enflait, le gouvernement et la justice qui avaient tout d’abord tenté d’accréditer le suicide ou la mort accidentelle avaient dû reculer.