Il est des parcours qui résument à eux seuls une rupture historique. Celui de Habi Mint Rabah en est un. Née dans l’esclavage, libérée en 2008 après plus de trente ans de servitude, engagée ensuite dans la lutte abolitionniste et candidate aux législatives de 2018, elle entre aujourd’hui au Parlement mauritanien, en remplacement de Mariem Samba Dieng. Continuer la lecture
Déchéance de deux députées IRA: Une grâce présidentielle empoisonnée
La confirmation en appel de la décision ayant entraîné la déchéance de deux députées issues du mouvement IRA ouvre une nouvelle séquence politique. Condamnées puis graciées par le président de la République, les deux élues perdent néanmoins leur mandat parlementaire. Une situation qui alimente l’indignation de l’opposition et ravive les interrogations sur la portée politique de cette affaire, à l’approche d’un dialogue national annoncé. Continuer la lecture
Parti RAG : les mesures prises contre Ghamou Achour et Mariam Cheikh constituent une violation des droits et de l’immunité parlementaire
Le Parti de la Rénovation et du Travail Global (RAG) a condamné les mesures prises contre ses deux vice-présidentes, Ghamou Achour Salem et Mariem Cheikh Samba Dieng, les considérant comme une violation des droits et des libertés et soulevant des questions sur le respect des règles juridiques et des institutions constitutionnelles. Continuer la lecture
A propos de Warda Souleymane, «nous ne voulons pas de cette grâce»
La nouvelle est tombée ce lundi 28 septembre 2026. Le président Mohamed Cheikh Ghazouani a, par décret, accordé une grâce à la militante du mouvement antiesclavagiste IRA, Marième Souleymane dite Warda, condamnée à 5 ans de prison dont 3 ans ferme lors de son jugement en 1ère instance, une peine confirmée lors de sa comparution devant la Cour d’Appel. Continuer la lecture
Mauritanie, recrudescence des viols en l’absence de loi et de protection des victimes
Chaque jour et chaque nuit, des familles éplorées sont devant les instances des hôpitaux et les portails des commissariats des mineurs, à Nouakchott et dans les régions. Les viols se multiplient. En l’espace de quelques jours, trois viols ont été déclarés, une fillette de 7 ans à Toujounine, une handicapée à Tarhil et une gamine de 4 ans, dans un quartier périphérique. Continuer la lecture
Restaurer le sens du dialogue [Par Biram Ould Dah Ould Abeid]
La polémique autour de la poursuite du dialogue politique entre le pouvoir du moment et ses adversaires agite le pays. Au-delà des postures et des calculs de circonstance, une question mérite d’être posée avec rigueur : A quelles conditions ce processus peut-il servir le changement politique, plutôt que le statu quo ? Continuer la lecture
Accès au foncier rural, le drame des habitants de Boum’Aiza, un village de Harratines en péril
Le calvaire de Boum’Aiza
Depuis plus d’une décennie, une prétention individuelle tente par tous les moyens de déloger de paisibles citoyens de leur terroir qu’ils habitent depuis près d’un siècle. Neuf procès, des juges proches de la partie adverse qui lui attribuent in fine une terre dont il ne détient le moindre titre de propriété et où il n’a jamais résidé. Une simple démonstration de force pour déloger des populations pauvres, Harratines, démunis et sans soutien, dont la citoyenneté est monnayée sur l’autel de la puissance de naissance. Une délégation du mouvement IRA s’est rendue sur place le vendredi 18 juillet 2026 pour soutenir les populations.
Intervention de Khory Ould Sneïba / كلمة خوري ولد سنيبة
AHME à la Fête de la Ville de Clichy-sous-Bois
Dimanche 6 septembre, l’AHME – Association des Haratine de Mauritanie en Europe – était une nouvelle fois présente à la Fête de la Ville de Clichy-sous-Bois.
Tout au long de la journée, notre stand a accueilli des visiteurs de toutes générations et de toutes cultures, venus échanger, poser leurs questions et en apprendre davantage sur la Mauritanie. Pour beaucoup, la découverte de l’histoire de l’esclavage dans le pays suscite étonnement : comment un tel phénomène a-t-il pu exister, et quelles en sont encore les conséquences ? Continuer la lecture
Pourquoi ne pas accorder les mêmes chances de repentance à tout le monde ?
Le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, vient de décider la libération de prisonniers salafistes, au motif qu’ils se seraient repentis après avoir suivi un long et fastidieux processus de rééducation sous la conduite de nos vénérés oulémas. Cette démarche, présentée comme une expérience réussie, aurait permis jusqu’à présent au système politique mauritanien de préserver le pays des affres du terrorisme après des années de braise. On ne peut que s’en féliciter, pour autant qu’elle continue de produire les mêmes effets d’apaisement.
Mohamed Daoud Imigine
Le 20 juin 2026

