Au commencement était l’esclavage. A de rares exceptions, toutes les sociétés du monde ont connu ce fléau social. Ces sociétés sont désormais administrées par des Etats qui ont permis la sortie de l’esclavage. La Mauritanie fait partie du dernier groupe dans lequel l’esclavage demeure une réalité, aussi bien sous sa forme inhumaine (à savoir l’exploitation des êtres humains) mais sous sa forme de séquelles (les affranchis de l’esclavage demeurent dans la pauvreté et la misère).
Avant l’affranchissement, il y a eu l’esclavage ; d’où le vocabulaire maure relatif à celui-ci :
– « Abd » (esclave au singulier) ;
– « Abid » (esclave au pluriel) ;
– « Khadem » : femme esclave ;
– « Likhdem » : femmes esclaves au pluriel ;
– « Eghayar » : (nom donné au chevreau) esclave adolescent ; Continuer la lecture





Le bouillonnement politique
Pourquoi, tous ou presque, nous ne réagissons, nous ne nous révoltons que quand nos intérêts personnels sont touchés ? Pourquoi, tous ou presque, nous n’avons pas comme cheval de bataille la défense des lois, des principes, des idées, des crédos, l’intérêt général avant l’égo, l’intérêt individuel, de caste, tribal ou ethnique? Pourquoi avons-nous tous ou presque cette propension à être des hors la loi ou à être des chercheurs de passe-droits ?
Ce matin du 24 mai 2023, le Camarade Président Biram Dah Abeid a reçu la visite d’un commissaire de police judiciaire, l’informant d’une convocation à la Direction générale de la sureté nationale.