Sos Esclaves-Mauritanie vient d’apprendre, non sans inquiétude, l’arrestation et le dépôt à la prison civile de Nouakchott, de l’un de ses membres fondateurs, Ahmed Samba Abdellahi et ce depuis le 16 janvier 2025. Les autorités s’obstinent à le punir d’avoir publié, sur sa page Facebook, de récurrents témoignages qui démontrent, preuves à l’appui, les discriminations durant le processus de recrutement et de promotion du personnel de la fonction publique. D’ailleurs, les récents nominations au sein du corps diplomatique viennent confirmer la solidité de l’argument. A la faveur de ses écrits, – en langue Arabe – l’auteur s’insurge notamment contre la marginalisation des cadres issus de la communauté des descendants d’exclaves, groupe d’origine subsaharienne. Dans la Mauritanie des régimes militaires sous maquillage civil, l’engagement pour l’égalité raciale et linguistique est sanctionné comme une incitation à la haine. Continuer la lecture
Encore une manœuvre politique hypocrite et méprisante.
Le jeudi 6 mars 2025, le pouvoir a de nouveau décidé d’une parade politique visant à distraire l’opinion publique nationale et internationale, tout en renouvelant le vernis sur la dérive discriminatoire du système en place. Il s’agit du décret instituant la célébration, le 1er mars de chaque année, comme une journée nationale de la diversité culturelle et de la cohésion sociale. Ce projet de décret, louable dans ses objectifs, n’en demeure pas moins une nième manœuvre démagogique, décidée au mauvais moment. Il a été décrété le 6 mars, journée nationale de la lutte contre l’esclavage, célébrée depuis plus de dix ans, toujours en catimini, dans un mutisme quasi total, avec mépris et désintérêt, à l’image de tout ce qui touche à l’esclavage et à la composante haratine.
Il a en outre été adopté par le même conseil des ministres qui, comme à l’accoutumée, a réservé quelques miettes aux cadres haratines dans le cadre du mouvement des hauts responsables du ministère de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et des Services Civiques. Ainsi, le jeudi 6 mars 2025, le pouvoir, fidèle à sa politique de mystification méprisante, a une nouvelle fois ravivé les amertumes et les frustrations du néo-esclavagisme d’État dont souffre la composante haratine. Continuer la lecture
وثيقة اللجنة المركزية لحركة الحر 2025
العبودية في موريتانيا بين آلام الذكرى وآمال التحرر
Le dialogue politique en vue…?
Depuis 2019, après chacune des sorties du Président MOHAMED CHEIKH GHAZOUANI, le milieu politique « lave ses calebasses et attend », comme disaient nos grand-mères. À chaque fois, les contradictions entre ses discours et la réalité de la gouvernance du pays suscitent des doutes, des incompréhensions et des déceptions.
Dialogue politique, Ghazouani invite Birame pour un tête-à-tête
Le président de la République, Mohamed Cheikh Ghazouani a adressé une invitation à son double dauphin aux présidentielles de 2019 et 2024, le député Birame Dah Abeid, pour une audience à deux. C’était le jeudi 20 février 2025, alors que les sirènes d’un éventuel dialogue déchirent déjà l’arène politique. Quid de cette audience qui a pris tout le monde au dépourvu ? Continuer la lecture
A.H.M.E. appelle à la libération de Ahmed OULD SAMBA, prisonnier politique de l’Etat mauritanien
Ahmed OULD SAMBA est le fils d’Abdallahi OULD SAMBA, ancien douanier ayant exercé à Nouadhibou pendant un certain temps. Ce dernier s’est illustré par son engagement sans faille dans la lutte contre l’esclavage. Sa demeure à Nouadhibou constituait un lieu permanent de rassemblement pour les militants d’El Hor (Organisation de Libération et d’Emancipation des Haratine). Son militantisme s’exprimait sans complexe, ni crainte.
C’est dans cet environnement, marqué par la lutte contre l’asservissement, qu’Ahmed OULD SAMBA a grandi. L’individu étant le produit de son milieu, l’influence familiale fut déterminante dans la construction de ses convictions. Continuer la lecture
L’ esclavage, puis la marginalisation, mais jamais le néo-esclavagisme d’état pour toujours…
Comme d’habitude le conseil des ministres du mercredi 19 Fevrier 2025 n’a pas dérogé à la règle de marginalisation des cadres haratines. Les heureux promus l’ont été pour la plupart à des fonctions secondaires. Leur nombre est très réduit comparativement au total des concernés par les nominations.
Au stade actuel de l’évolution de la Mauritanie, continuer ainsi à écarter les cadres haratines des centres de décisions de l’état, est une injustice aussi flagrante que l’esclavage d’antan et ne peut que susciter des réprobations et bien des interrogations.
L’état actuel de promotion des cadres haratines aux hautes fonctions de l’état ; Continuer la lecture
Pour une justice équitable : libération immédiate du Dr. Ahmed Samba et fin des discriminations systémiques en Mauritanie
Le militant Ahmed Abdallahi Samba doit être immédiatement libéré, car il a courageusement exposé la réalité socio-éco-politique dans laquelle se trouve notre nation.
Depuis l’indépendance, des disparités profondes existent entre les différentes composantes ethniques de la société mauritanienne, créant ainsi une hiérarchie sociale où certaines populations sont systématiquement désavantagées.
L’injustice structurelle qui touche principalement les groupes tels que les Haratines, les Poulaars, les Wolofs, les Soninké et les forgerons contraste avec les privilèges dont bénéficient d’autres groupes, en particulier les Maures et quelques haratines et negros mauritaniens de service.


