Que Biram ne soit pas surpris de l’intérêt nouveau, ou plus fort, que nous lui accordons. Qu’il ne soit pas non plus, surpris que l’expression de cet intérêt soit de plus en plus «critique ».
Pourquoi ? Parce que Biram est candidat, déclaré, aux élections Présidentielles de 2019, élections porteuses de tous les dangers et de tous les espoirs pour beaucoup de Mauritaniens. Continuer la lecture

Nous commémorons aujourd’hui la Journée Mondiale de Droits de l’Homme. Une Journée des Droits de l’Homme alors que tous les jours auraient dû être des Journées des Droits de l’Homme. Spécialement en Mauritanie.
Entre la Mauritanie et le Sénégal rien ne va. Même si personne n’ose le dire ouvertement. Diplomatie oblige. Mais les signes du désamour entre Dakar et Nouakchott ne trompent pas.
Le président des réseaux IRA Biram Dah Abeid était l’invité du ministre Néerlandais des Affaires étrangères Halbe Zijlstra, en compagnie de plusieurs défenseurs des droits humains de par le monde pour la cérémonie de remise du Prix annuel des droits de l’Homme que les Pays-Bas octroient chaque année.
Depuis quelques jours, le site Al Akhbar a publié des informations très étayées faisant état de la dilapidation de plus d’une centaine de millions des comptes de Radio Mauritanie. Les rapports de l’inspection générale auraient constaté des cas de mauvaise gestion dont le directeur général de cette importante institution, Abdallahi Ould Hormotallah serait responsable.
« La France ne fait pas de diplomatie publique » sur la situation des Droits de l’homme en Mauritanie. « Ce rôle est porté par l’Union européenne », a déclaré Raphaël Malara (Voir photo), le représentant de l’Ambassade de France au lancement de la 5e édition du Concours international de plaidoiries pour les droits de l’homme de Mauritanie.
Le 2 décembre, devant la presse, dans la ville de Tichit aux confins du désert, le Président mauritanien s’en prenait aux activistes de la lutte contre l’esclavage et ses séquelles, non sans désigner ma modeste personne ; d’après lui, nous serions des affabulateurs, en mal de salaire, donc mus par la seule motivation du ventre.
Pour autant qu’ils retrouvent la liberté, les anciens esclaves sont confrontés à l’épineux problème de l’état-civil qui vient aggraver un implacable constat : liberté ne signifie pas, systématiquement, accession à la dignité.
C’est à une attaque en règle contre les anti-esclavagistes mauritaniens – qui font grand bruit dans le pays comme à l’étranger – que le président Mohamed Ould Abdelaziz s’est livré, samedi 2 décembre, au cours d’une rencontre avec la presse à Tichitt, à l’occasion du 7e Festival des villes anciennes.
Interpellé par un journaliste en marge du festival des villes anciennes, sur la question de l’esclavage, le président Mohamed Ould Abdel Aziz ne s’est pas fait prier pour se lancer une série d’attaques contre le leader d’IRA Mauritanie, Biram Dah Abeid.