De nouvelles vacances
Une nouvelle aventure
À la fin de l’année scolaire 1962-63, Kneine et moi, nous décidâmes de regagner nos parents. Nous rééditâmes en partie l’aventure de Rkiz, cette fois-ci avec moins de risques, Il s’agissait de faire presque la même distance. Quelque trente kilomètres séparent aussi Mederdra de chez nous. Nos baluchons sur nos têtes, nous quittâmes Mederdra, un après-midi. Nous programmons de passer la nuit chez Ehel Mbarek, une famille dont la mère, feue Hawa, est originaire de chez nous, une proche parente à moi. Leur nom, Ehel Mbarek, se confond avec celui du puits, Chig Elkhaima, autour duquel leur famille ne cessait de nomadiser. À quelques reprises, Mbarek tomba dans ce puits et il en sortira par miracle indemne. Mbarek, Hawa et leurs enfants nous ont très bien reçus. Ils nous ont même proposé quelqu’un pour nous accompagner. Ce que nous avons refusé. Si on peut m’épargner la suite du récit de ce périple, puisque, faute peut-être d’incidents marquants, je n’en retiens franchement aucun détail. Continuer la lecture

Le bagarreur
Les Etats-Unis ont publié un rapport sur le trafic humain et l’esclavage héréditaire en Mauritanie. Selon le rapport la Mauritanie a été élevée en niveau 2 vue les progrès qu’elle a réalisés avec certains manquements. Voici le sommaire du rapport :
Le gouvernement mauritanien a annoncé le vendredi 16 juin courant, l’enregistrement de 104 cas d’esclavage, de traite d’êtres humains et de trafic de migrants.
Les meurtres de Soufi Cheine en Février dernier, ceux d’Oumar Diop, le 29 Mai à Nouakchott, et de Mohamed Lemine, le lendemain à Boghé, révèlent un profond malaise au sein de la société mauritanienne. Non seulement en ce que les rapports entre la police et, plus généralement, les forces de l’ordre se sont fortement dégradées, mais aussi qu’au sein de la communauté nationale, l’indignation soit devenue si sélective. Lors de l’assassinat de l’activiste Soufi au commissariat de Dar Naïm 2, on avait pourtant observé une mobilisation générale des associations de défense des droits de l’Homme, hommes d’affaires et acteurs politiques, sans distinction d’ethnie. Pour enrayer la grogne qui enflait, le gouvernement et la justice qui avaient tout d’abord tenté d’accréditer le suicide ou la mort accidentelle avaient dû reculer.
Mederdra, la « Sorbonne de l’Iguidi »