Les années suivant notre indépendance nationale se partagèrent entre plusieurs années de stabilité et prospérité, suivies d’une crise économique et sociale dont divers régimes militaires ne purent venir à bout. Il fallut aller à un changement, favorisé par l’évolution de l’environnement international qui exigeait la fondation d’un État de droit, l’instauration des principes de bonne gouvernance et le respect des droits de l’Homme. Mal préparé à relever un tel défi, notre pays s’engouffra dans l’aventure démocratique et s’y singularisa très tôt par la multiplication de crises politiques cycliques.
En effet, chaque fois que des progrès significatifs sont enregistrés, leurs effets sont presque aussitôt annulés par une ou plusieurs de telles crises. Cette situation est due à la multiplicité des acteurs du jeu politique, des intérêts divergents, de l’immaturité desdits acteurs, de la méconnaissance de la notion d’intérêt national, des intrigues politiciennes et le recours à des discours de haine pour régler nos contradictions politiques et les ingérences étrangères. En définitive, ce fut cette incapacité à construire une société véritablement démocratique qui prit d’abord la forme de plusieurs coups d’État, puis d’une stabilité politique depuis 2005. Continuer la lecture



Ce vendredi 15 décembre 2023, plusieurs réseaux sociaux du pays ont largement fait circuler une déclaration d’une amicale des juges appelant le ministre de la justice, le président du parlement, les membres de l’assemblée nationale, à prendre » leur responsabilité
La situation des travailleuses domestiques demeure alarmante en Mauritanie. Les défis persistent surtout dans le secteur informel notamment dans le domaine du travail domestique qui emploie un grand nombre de jeunes femmes/filles et d’enfants. Selon les dernières estimations de l’OIT, la Mauritanie comptait 43.278 travailleuses domestiques en 2017, dont 29 657 femmes, soit 68,52% de l’effectif total. 
Face à un système éducatif en crise profonde depuis plusieurs dizaines d’années, sept syndicats regroupés au sein de l’Union des Syndicats Mauritaniens de l’Education (USME) pour observer trois jours de grève chaque mois, 
Invité vendredi soir dans l’émission « Dialogue Politique » diffusée en direct sur Facebook sur la plateforme du site web MADAR Samory Ould Beye, Président du mouvement El Hor et Secrétaire Général de la Confédération Libre des Travailleurs de Mauritanie (CLTM) a estimé qu’en Mauritanie, il est urgent aujourd’hui d’organiser un dialogue politique qui selon lui prime sur l’élection présidentielle.