L’esclavage en Mauritanie, mode de vie, code d’honneur, arme politique et économique
La République Islamique de Mauritanie, dernière contrée à avoir abolit l’esclavage, en 1981, avant sa criminalisation tardive à partir de 2007, aura cependant poursuivi la persécution les militants abolitionnistes, du début des années 1970 à nos jours. 62 ans après l’indépendance et en dépit de progrès remarquables dans le domaine de la loi, la réalité reste empreinte de déni et d’indifférence des pouvoirs publics, au sort des victimes, d’où l’obligation, pour elles, de savoir se défendre, par leurs moyens modestes, sans le secours d’un Etat voué, in fine, à reproduire les inégalités de naissance, au travers d’un appareil de sécurité et de justice, très peu réceptif à la valeur égalité. Continuer la lecture

A l’occasion de la journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, SOS Esclaves Mauritanie tient à saluer l’engagement, depuis 1995, de ses adhérents et sympathisants, pionniers d’une entreprise encore en état d’inachèvement. Malgré des avancées législatives dès 2005, année de la levée de son interdiction, l’organisation non-gouvernementale continue à déplorer, entres autres obstacles, le faible niveau d’application des lois, le déficit de prise en charge psychologique des victimes et l’absence d’un fonds d’indemnisation, à la gestion duquel devraient participer les contributeurs étrangers.
La révélation du scandale
Les préalables constituent la fondation d’une politique d’abolition. Ils sont différents des conditions nécessaires en vue de la réalisation concrète de l’abolition elle-même.
Le président mauritanien Mohamed O. Cheikh El Ghazouani a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi une augmentation des salaires d’un montant de 20.000 MRO en faveur de tous les fonctionnaires et agents de l’état, civils et militaires pour compter du 1er janvier 2023.
Teichtaya (département de Tékane) va abriter en décembre prochain un festival culturel placé sous le thème du ‘’renforcement de la cohésion sociale au service du développement local’’. L’annonce en a été faite par le comité d’organisation, lors d’une rencontre tenue, vendredi après-midi 25 novembre, dans un réceptif hôtelier nouakchottois.
Que se passe-t-il au sein du principal parti de la majorité présidentielle ? Légitime question… Après l’annonce du report du meeting sonnant la rentrée politique de cette formation, on a en effet assisté à un rétropédalage.
« Hayet Laabid ou Aabid Badhi »
Le mot Haratine, en Hassania (dialecte arabo-berbère), signifie affranchis de l’esclavage maure. Mais dans les faits, il y a très peu d’esclaves réellement affranchis. L’affranchissement, chez les Maures, ne se traduit pas par une rupture avec l’esclavage mais sa continuation sous d’autres formes. C’est ainsi que, dans les faits et les représentations, les Haratine demeurent esclaves [1].
Gaëlle Laleix de la rédaction Afrique RFI avait publié le 16 novembre 2022, l’information « qu’un numéro vert a été ouvert en début de semaine pour dénoncer les cas d’esclavage à l’initiative de la CNDH, la Commission nationale des droits de l’Homme. Elle mène une caravane, « Esclavage Tourner la page », dans tout le pays pour sensibiliser les populations à cette question. » Lien source :