
Monsieur
De mes précédentes lettres vous avez probablement retenu des griefs contre moi, peut-être parce que les argumentations qui y sont développées étaient trop serrées ou, pire encore, manquaient de logique au point de nuire à l’agrément que l’on pourrait trouver à les lire, peut-être aussi parce que prégnante fut l’impatience que vous avez dû endurer depuis près de quatre mois dans l’attente de la suite que voici ; ce n’est pas rien en effet que de se voir subir, sans explication, une si longue attente, d’aucuns trouveraient cela trop frustrant sinon lassant !





Les évènements se précipitent pour donner une image plus claire de ce que mijote la majorité pour que son «champion», le président Aziz, reste aux commandes, après 2019, même en ayant quitté la présidence ! La restructuration du parti au pouvoir, l’Union pour la République (UPR) se précise maintenant comme une action de «récupération», exactement comme la mise à mort du Sénat, en août 2017.
Une lancinante affirmation associe, depuis de nombreuses années, corruption et Afrique. Une affirmation, peut être excessive, mais pour le moins intéressante. En effet, à travers le monde, se développe de plus en plus, une moindre tolérance à la corruption.
1. Le 17 mai 2018, à Nouakchott, huit véhicules de la police investissent la maison de Mariem Cheikh, membre du Conseil exécutif de l’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA), plusieurs fois arrêtée, torturée, jugée et condamnée, à cause de son engagement pour l’égalité des droits civils, politiques et la fin des discriminations de race.
La police mauritanienne a déféré au parquet la militante du mouvement IRA, Mariem Mint Cheikh accusée d’incitation contre l’armée, de ternissement de l’image du pays et de ciblage des institutions de la République, à travers la publication de propagande tendancieuse.