Biram retrouve Nouadhibou

Biram retrouve NouadhibouBiram retrouve ses militants à Nouadhibou. Ce samedi 23 novembre, l’ancien candidat à la présidentielle a tenu un grand rassemblement, dans le quartier populaire de Tarhil.

Venus nombreux, les militants ont bravé le froid et réservé un accueil grandiose à leur leader, en dépit de l’heure tardive. Dans son adresse aux populations scandant à tue-tête son nom, Biram Dah Abeïd a, à l’entame de son propos, tenu à les remercier pour leur soutien durant le dernier scrutin, qui, indique-t-il, s’est concrétisé, par une « victoire décrochée à Nouadhibou contre le parti/État, contre la fraude et les hommes d’affaires, contre les coalitions soutenant des candidats ».

Biram a déploré le «coup d’État électoral qui s’en est suivi.»

Pour l’ancien candidat arrivé deuxième à la présidentielle, « il y avait des factions au sein du pouvoir assoiffés de sang, sans scrupules; elles étaient prêtes à mettre la Mauritanie à feu et sang pour assouvir leurs ambitions que nous avons décidé de déjouer en refusant la confrontation, en appelant à l’apaisement, en faisant en sorte que nos militants ne tombent pas dans le piège tendu.

Nous avons notre vision et notre conscience pacifique bâties sur le fait de ne rechercher le changement seulement que par des voies pacifiques, de n’accepter aucune solution qui passe par la violence, le sacrifice du sang humain, ou le pillage des biens. Cet engagement s’est, poursuit Biram, matérialisé par une ouverture : notre appel adressé à toute la classe politique mauritanienne, à la société civile principalement au président Mohamed Cheikh Ould Ghazouni pour qu’il s’oriente vers une décrispation du climat politique et vers une orientation qui puisse faire recouvrer aux populations et opposants leurs droits.

Nous avons constaté qu’il a fait une ouverture qui est encore timide. Les médias officiels se sont ouverts un peu. Aussi concernant le dialogue politique, nous avons contribué à briser la glace, à dégeler les relations trop rigides entre le pouvoir et l’opposition depuis plusieurs décennies. »

En dépit de ce dégel, Biram et ses partisans sont restés sur leur faim et attendent encore le « rétablissement de l’opposition dans ses droits légitimes qui sont spoliés par le pouvoir », la « fin des poursuites judiciaires contre les opposants», « l’entame d’une véritable opération d’enrôlement des citoyens», la reconnaissance du parti RAG (parti Radical pour une Action Globale et le mouvement IRA, la révision de la CENI et du Conseil Constitutionnel ».

Prônant la rupture, Biram et ses partisans ont décidé d’innover. Alors que l’opposition se retranche depuis plusieurs décennies presque dansun centre fortifié à Nouakchott et ressasse des thèmes se rapportant à la légitimité du pouvoir, le boycott, le leader abolitionniste s’est orienté vers une « opposition de proposition », une «opposition de diagnostic », « de critique ».

D’où l’organisation de cette randonnée à l’intérieur pour s’enquérir de la stuation des populations, les remercier pour leur soutien, lors de la dernière présidentielle. Biram projette de sillonner toutes les régions, départements et communes, dans le cadre d’un « activisme opposant sur le terrain » devant aboutir, espère-t-il, « à un vrai diagnostic des problèmes que vivent les populations », des critique adroites seront émises ».

«Participer au développement et à la gouvernance », telle sera l’attitude qu’adopteront Biram et ses partisans durant le quinquennat de Ould Ghazouani.

D’autres intervenant ont pris la parole pour magnifier l’excellent travail réalisé à Nouadhbou qui a permis à leur candidat de décrocher un bon score.

Arrivé dans la nuit du vendredi à samedi, Biram et sa délégation, composée de Oumar Ould Yaali, de la députée Coumba Dada Kane, de Mamadou Alpha Wane, Lô Ousmane et d’autres cadres de l’ancien directoire de campagne ont été l’objet d’un accueil chaleureux de leurs sympathisants.

Source : Le Calame (Mauritanie)