
Palabre sous les paillotes: Je faisais partie des délégués qui devaient participer à un congrès du parti (PKM). Au dernier moment, ce congrès fut transformé en conférence pour des raisons non explicitées. Je soupçonnais que mes amis, les partisans de l’ouverture au pouvoir, se sentant minoritaires au congrès, bien que largement majoritaire au niveau du mouvement, préféraient une formule de conférence purement consultative. Cette dernière fut tenue à Rosso Sénégal, au mois de février 1975. 11 délégués y prirent part. Continuer la lecture


Les 5 points: Dans le courant de l’année 1974, les structures organisationnelles du mouvement furent secouées par un débat interne très intense. Il portait sur une nouvelle option de demande de dialogue avec le régime. En fait, en prônant le dialogue, elle mettait en cause la fameuse tactique de Juillet. Elle était fondée sur un programme en 5 points, résumant les différents volets de notre programme politique.
« D’abord, sur certaines terminologies nous ne sommes pas d’accord. Moi, je n’ai j’ai jamais parlé de « réconciliation » nationale, je parle d’« unité ». Et, à mon avis, il y a une différence. » Telle était la précision apportée par le président de la République, Ould Ghazwani dans sa réponse à une question que lui posait notre confrère Dia Cheikh Tidjiane du quotidien « Le Rénovateur », lors de sa rencontre avec la presse en Mars 2020. Fidèle à ses principes, Dia Cheikh Tidjiane, un des plus brillants journalistes francophones de ce pays– il faut le lui reconnaître – ne dérogeait pas à ses règles. Comme il fallait s’y attendre, ses questions portaient évidemment sur les sujets dominants et d’intérêts qui préoccupent la communauté noire, au sens large du terme. C’est à dire aussi bien les Harratines que les Négro-mauritaniens.
De temps en temps, le gouvernement mauritanien adopte des politiques ou prend des décisions qui corroborent la volonté de poursuivre les pratiques cristallisant l’injustice, la marginalisation et le renforcement des disparités et la continuité dans le déni des problématiques essentielles dont souffre le pays parmi lesquelles l’esclavage et ses séquelles constituent une preuve éloquente. 


