Plusieurs chancelleries et organismes internationaux ( dont des organisations de défense de droits de l’homme) que le parquet qualifie vaguement de « certaines parties »,
ont exprimé leur désapprobation du jugement rendu le 18/08/2016 par la Cour criminelle de Nouakchott condamnant à des peines particulièrement sévères nos clients, membres de la Direction d’IRA – Mauritanie ; cette décision étant entachée de manifestes irrégularités et entorses graves au droit de tout homme à un procès équitable et juste.


Cet article est les résultats des enquêtes de terrain par observation, entretien et vécu. Il traite la question de l’esclavage en Mauritanie particulièrement chez les Soninkés dans la région du Guidimakha. Le Guidimakha, 10ème région de la Mauritanie, est constitué de soninkés, peulhs et maures.
Une précision d’abord: cette analyse politico-stratégique sort des sentiers battus de la querelle idéologique et communautaire. Elle n’aborde pas la question d’IRA (Initiative pour la Résurgence d’un mouvement Abolitionniste en Mauritanie) sous l’angle de l’affirmation (ou de la négation) du phénomène de l’esclavage mais cherche à montrer comment Biram et son organisation ont servi le pouvoir.
En entamant la conférence de presse qu’il animait dans les locaux du FONADH, jeudi 18 août 2016, le collectif des avocats de défense des détenus d’IRA s’attendait certes à des condamnations, mais pas de cette ampleur. La composante négro-africaine d’IRA, en l’occurrence Diop Amadou Tijane, Moussa Birame et Abdalla Sow ont écopé des plus lourdes peines, 15 ans de prison fermes.
L’ « affaire des émeutes du Ksar » intervenues le 29 juin dernier et dont le verdict est tombé, le 18 Août 2016 continue à défrayer la chronique.