Des avocats français ont déposé une plainte « pour torture » devant la juridiction française contre plusieurs personnalités du régime mauritanien.
Il s’agit de personnalités « sécuritaires, politiques et judiciaires » soupçonnées d’avoir procédé à des « arrestations politiques » ou à des « pratiques de torture » en Mauritanie.

L’émotion était perceptible dans la salle d’audience au deuxième jour du procès en appel des cadres et militants abolitionnistes qui fût celle du procès de la torture.
Les avocats français de 13 militants mauritaniens ont déposé, au tribunal de grande instance de Paris, une plainte pour « tortures et traitements cruels ». Les 13 membres de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste ont été condamnés en août en dernier à des peines de prison en Mauritanie.
Le président de la république Mohamed O. Abdel Aziz, au troisième jour de sa visite au Tagant, a donné le coup d’envoi au projet de modernisation de la ville de Nbeyka, par le choix d’un site d’accueil qui sera doté d’électricité et de réseau d’adduction.
Les relations officielles mauritano-françaises ne semblent plus au beau fixe. Des nuages semblent assombrir les relations bilatérales entre les deux gouvernements.
Treize militants abolitionnistes et sept habitants du squat Bouamatou sont, depuis lundi, devant la Cour d’appel, sise nouveau palais de justice de Zouérate, quadrillé par un important déploiement des forces mixtes de sécurité (police, gendarmerie, groupement de la sécurité routière et police).
« Je demande la libération immédiate et sans condition des 13 militant de l’initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie. Je demande a l’opinion nationale et internationale, aux partenaires de la Mauritanie de suivre avec vigilance, ce qui se passe à Zoueirat, pour, encore, une fois, éviter l’incarcération injuste de défenseurs de droits humains.»


