Jamais, de mémoire de mauritanien, le pays n’a passé par d’aussi obscurs moments où chacun dit et fait publiquement ce qu’il veut. De tout temps, les Etats (au sens régalien du terme) qui se respectent font dans la mesure, au point que ni le veau ne meurt ni la « Tadit¹ » ne s’assèche. L’expression selon laquelle, fort, l’Etat nous écrase ; faible, nous périssons ; n’a jamais été si à propos.
Logiquement, il est impossible d’être une chose et son contraire. Pourtant, cela semble bien le cas, aujourd’hui, en Mauritanie. L’Etat est parfois très fort et parfois très faible. Fort dans la répression de tous ceux qui ne bénissent pas ses politiques et ses choix. Hommes politiques ou hommes d’affaires. Continuer la lecture


En cette fin d’année 2016, au Mali, la communauté noire Kel-Tamasheq donne de la voix. Cette importante communauté malienne essentiellement composée de Tamasheqs noirs (Touaregs noirs) veut avoir sa place dans le processus de paix et demande au gouvernement de rester à équidistance des différentes communautés du nord du Mali.
La construction du pont devant relier la Mauritanie au Sénégal à partir des deux villes de Rosso n’est pas pour demain. C’est du moins ce qui ressort des attitudes des gouvernants des deux pays, qui trainent les pieds… Les dernières décisions de la Banque africaine de développement (Bad) portant sur un prêt de 27 milliards de F Cfa qui devraient être accordés au Sénégal et à la Mauritanie, pour la construction du pont de Rosso, sur le fleuve Sénégal, ne doivent pas réjouir les populations.
Le pays a du minerai à revendre, mais à quel prix ? Depuis la chute des cours, le secteur fait grise mine. Les regards se tournent donc vers le pétrole et le gaz… Et vers des investisseurs toujours prudents.



Lors de sa dernière conférence tenue le 17 décembre dernier à Paris, le président de l’initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Birame Dah Abeid a annoncé son retour imminent en Mauritanie, après plusieurs mois d’absence et de tournées à l’étranger. Un retour à risque selon certains observateurs.
Introduite dans le cadre de la démocratisation du régime militaire issu du coup d’État de 1984, la Constitution mauritanienne du 20 juillet 1991, qui réunit islam et démocratie en un régime présidentialiste fortement marqué, a connu une évolution mouvementée.