Archives de l’auteur : Mohamed CIRE

La Mauritanie, à l’heure de la désintermédiation bancaire de l’emprunt

18 July, 2017 – Maître Taleb Khyar ould Mohamed Mouloud

La Mauritanie est un pays à économie d’endettement, comme d’ailleurs la plupart des pays du globe, à l’exception de ceux qui abritent des places financières de renom. Or, dans les pays à économie d’endettement, la désintermédiation bancaire de l’emprunt révèle de manière mécanique l’absence des banques dans le financement de l’économie réelle, bien qu’il s’agisse de la première de leurs missions. Au-delà de cette incurie de l’industrie bancaire, la cohabitation entre une économie d’endettement et  la  désintermédiation de l’emprunt conduit à la dégradation du tissu entrepreneurial qui  se poursuivra  aussi longtemps que n’aura pas été mis en place un marché de capitaux, capable de drainer l’épargne en quantité et en qualité, et d’en assurer la redistribution aux investisseurs , conformément aux mécanismes boursiers de fixation des prix.  L’emprunt est en effet  au centre de la performance entrepreneuriale ; on ne peut pas imaginer qu’une entreprise puisse se passer de l’emprunt  considéré de manière unanime par les financiers comme le facteur le plus moteur de la croissance interne des sociétés commerciales, bien plus que l’augmentation de capital, les subventions publiques ou autres produits exceptionnels.

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Tir de barrage contre un Islam français livré aux Turcs

Nicolas Beau

Le 1er juillet, le Turc Ahmet Ogras, qui à Bagnolet anime la grande mosquée et a créé une agence de voyages prospère, succédera au Marocain Anouar Kbibech à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM). Ue première! Jusqu’à présent, c’était toujours un maghrébin, depuis la création du CFCM par Nicolas Sarkozy en 2003, était à sa tète. Ce qu’on ne sait guère, c’est qu’en France, autant de mosquées sont dirigées par des Imams turcs que par des imams algériens. Lire la suite

Les constitutions : lettre morte en étagère !

13 July, 2017Cheikhna DAH

La constitution institue les règles fondamentales de l’Etat en fonction de sa situation politique, sociale et économique au moment de son adoption. L’Etat commence l’établissement d’un système démocratique sur cette base. Le rôle de la constitution est ainsi d’organiser les relations et les responsabilités entre les Institutions (c’est-à-dire les trois pouvoirs) de sorte que nul d’entre eux ne puisse dominer ou outrepasser les autres. Le terme démocratie est utilisé pour décrire le système de pouvoir dans l’Etat démocratique, ou, dans un autre sens, pour décrire la culture d’une société. Dans ce sens, la démocratie est un système social distingué régissant la vie de la société et faisant référence à une culture politique et morale donnée contenant des notions comme la nécessite de l’alternance pacifique du pouvoir d’une façon périodique et la primauté du principe de la souveraineté du Peuple. Or, l’une des questions les plus importantes pour nous en Mauritanie est de voir et savoir dans quelle mesure l’histoire de notre jeune Etat a-t-il concrétisé ces notions de la constitution et de la démocratie.

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Les gouvernants arabes et l’Islam

13 July, 2017Moussa Hormat-Allah

Si l’on considère le mode de gouvernance en vigueur dans la plupart des Etats arabes d’aujourd’hui, on s’apercevrait que celui-ci, au-delà des apparences, n’a presque plus rien à voir avec les préceptes fondateurs de la religion musulmane. On pourrait même dire que la gestion des sociétés arabes modernes est faite, désormais, sur fond de simples réminiscences de l’islam des premiers temps.

L’égalité, la justice, la solidarité et l’entraide qui faisaient jadis le bien-être, la force et la fierté des musulmans ne sont plus l’objectif premier des nouveaux gouvernants. Loin s’en faut. Les intérêts particuliers et partisans se sont substitués à l’intérêt général. Le pouvoir n’est plus au service du peuple mais d’une oligarchie.

Qu’il s’agisse des régimes monarchiques ou « démocratiques », le prince, – dans le sens machiavélien du terme, – a la haute (plutôt basse) main sur l’Etat et ses richesses. Toute voix dissonante est étouffée dans l’œuf. Pour la conservation du pouvoir, on a créé, à tous les niveaux de l’Etat, des appareils répressifs visibles ou non visibles, pour assurer, contre vents et marées, la pérennité de ces régimes. Lire la suite

Les partis politiques face aux défis de la rupture

13 July, 2017 –  Par Maître Mine Abdoullah

 

Le monde d’aujourd’hui serait-il devenu allergique aux partis politiques (dits traditionnels) ? Les notions droite et gauche (le centre n’étant, au fond, qu’un refus de s’assumer) ne seraient-elles plus porteuses d’espoir au point que les citoyens les assimilent à bonnet blanc et blanc bonnet ? Ou est-ce parce que le politicien traditionnel (pour ne pas dire « professionnel ») ne soulève plus d’enthousiasme que partout, maintenant, on assiste à la montée en puissance de partis dits extrêmes et de « Nouveaux Types de Politiciens » (NTP) ?

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Mauritaniens, indignez-vous !

12-07-2017Le Courrier du Nord

J’aimerai bien crier, à la face des « majoritants » et des opposants : ya ehel mouritani goulou eff e’khleytou. Expression intraduisible mais qui donnerait quelque chose comme : « mauritaniens, indignez-vous »! Depuis cinquante-six ans, les hommes politiques vous mentent. Vous volent. Vous humilient. Lire la suite

La Côte d’Ivoire commémore l’esclavage

La Côte d’Ivoire commémore l’esclavage  Une stèle en mémoire de l’esclavage a été inaugurée par le vice-président ivoirien Daniel Kablan Duncan jeudi 6 juillet à Kanga-Gnianzé, près de Tiassalé. Une cérémonie à laquelle ont assisté l’ancien président béninois Nicéphore Soglo, l’historien Elikia M’Bokolo, mais aussi l’ex-footballeur Lilian Thuram.

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