Chapeau introductif
D’emblée, un bref éclairage pour les lecteurs qui ne sont pas familiers avec les arcanes des systèmes politiques. La typologie des régimes politiques telle que théorisée, notamment par John Locke et Montesquieu, est appliquée dans la quasi-totalité des Etats de par le monde. Il s’agit de la classification des régimes en fonction de la répartition des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire.
Quand la séparation des pouvoirs est rigide, on parle de régime présidentiel. L’exemple type de ce modèle est le régime des Etats-Unis d’Amérique où les trois pouvoirs sont indépendants les uns des autres. Quand la séparation des pouvoirs est souple, on parle de collaboration des pouvoirs. On a alors un régime parlementaire. C’est le cas, en théorie, du régime français. Enfin, quand il y a confusion des pouvoirs, on parle, notamment, de régime d’assemblée. Ce fut le cas en Russie (constitution 1918) et de la Suisse. Ces deux types de régime d’assemblée sont, cependant, très différents. Dans le cas suisse, il s’agit d’une sorte de démocratie directe, inspirée de l’agora de la Grèce antique, alors que dans le cas russe, il s’agit, au contraire, d’un système totalitaire. Continuer la lecture

La Commission des Droits de l’Homme et les différents acteurs concernés, lorsqu’ils évoquent l’arsenal juridique national pour endiguer l’esclavage et ses séquelles, lors de leurs sorties médiatiques à diverses occasions, devraient faire preuve d’appréciation et de respect pour les tribunaux spécialisés dans la lutte contre l’esclavage et les pratiques asservissantes.
Diffuser des textes criminalisant et punissant l’esclavage, la traite des êtres humains, le trafic illicite de migrants et le travail des enfants, Adapter minutieusement les faits pertinents, Prendre les mesures nécessaires pour poursuivre les auteurs de ces crimes et protéger les victimes, Attirer l’attention de l’opinion publique sur la gravité de ces faits,



1. Du 31 janvier au 4 février 2024, refusant d’accepter le partage léonin de terres en friche, des cultivateurs de Rkiz, tous descendants d’esclaves de la tribu Tajakant, s’interposaient, sur le chantier de viabilisation des parcelles.