
Désormais, les détenteurs de la double nationalité ne pourraient plus briguer aucun poste électif : président de la République, député, conseiller régional ou municipal ; ni même devenir membre du gouvernement ? Fallait-il vraiment faire appel au ministre de la « Justice » pour annoncer une telle iniquité ? Et Mohamed Mahmoud ould Boyé de prétendre qu’avec cette modification du Code de la nationalité, « le pays va mieux bénéficier des compétences de sa diaspora ». En leur interdisant l’accès à la fonction publique ? On va où, là ? Continuer la lecture

Les États doivent prendre des «mesures immédiates» contre le «racisme systémique» dont sont victimes les Noirs, a réclamé Michelle Bachelet, Haute-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme lundi, quelques jours après la condamnation aux États-Unis du policier qui a tué George Floyd.
L’Assemblée nationale a voté, dans le tumulte, le Projet de loi soumis et défendu par le gouvernement de la République. Le volet institutionnel est ainsi fermé mais la partie politique reste encore béante et effervescente.
Dans le jargon des analystes politiques, le journaliste et éditorialiste de RFI M. J. B. Placca, fort lu et écouté sur le continent, défend à propos de l’arrestation préventive de M. Ould Abdel Aziz, une thèse ultra réaliste qui rappelle celle, classique, suivant laquelle, nous les Africains, devrions prendre comme une aubaine, les cadeaux « démocratiques » que ceux qui gouvernent auraient eu l’amabilité de nous faire, en dehors de toute autre exigence de vérité et ou de justice.
1. L’état des lieux

